☠ Présentation☠

☠ Présentation☠

Ķσииι¢нιωα

Bιєиνєиυ αмι(єѕ) νιѕυαℓєυχ, (συ вιєи fαи ∂є νιѕυαℓ)!
Эт συι, Ẳуαкι ¢'єѕт єиfιи ∂є¢ι∂єє α ¢яєє υи ѕку υиιqυємєит ρσυя у ρσѕтєя ѕєѕ fι¢тισиѕ ℓ єтαιт тємρѕ !).

Čσммє νσυѕ ℓ'αυяєz ѕυяємєит ¢σмρяιѕ, נє ѕυιѕ fαи ∂є νιѕυαℓ кєι (αιиѕι qυє ∂'σѕнαяє кєι, ∂є ¢увєя, gσтнιѕмє...вяєf νσυѕ νσуєz ℓє gєияє).
Ĵ'є¢яιѕ ρяιи¢ιραℓємєит ∂єѕ fι¢тισиѕ ѕυя мєѕ gяσυρєѕ ρяєfєяєѕ : Tнє ĞαzєттЭ, Ẳи Čαfє, Đιя єи gяєу, Ẳуαвιє, Ğιяυgαмєѕн, Sα∂ιє... єт ∂'αυтяєѕ qυє νσυѕ ∂є¢συνяιяєz ѕι νσυѕ ѕυινєz мєѕ fι¢ѕ =)

Рαя ¢σитяє [ѕα ναѕ fαιяє ραятιя ραѕ мαℓ ∂є мσи∂є мαιѕ тαит ριѕ, נє ρяєfєяє ρяєνєиιя] ¢єятαιиєѕ ∂є мєѕ fι¢ ѕєяσит αgяємєитє ∂є уασι [ яσσ ℓє gяσѕ мσт ! =ρ] ∂σи¢ нσмσρнσвєѕ, נє νσυѕ ℓєѕ ∂є¢σиѕєιℓℓє.
Эνι∂ємєит, נє ℓє ∂є¢σиѕєιℓℓє αυѕѕι αυχ ρєяѕσииєѕ иσи α∂єρтє ∂є ℓ'υиινєяѕ νιѕυαℓ [ єт ℓα тσυт ℓє мσи∂є ѕє ∂ιт, ¢'єѕт qυσι ¢єттє ρѕу¢нσ qυι fαιт ραятιя ∂є ρσтєитιєℓѕ ℓє¢тєυяѕ =) мαιѕ נє ρяєfєяє ѕα αυχ ¢σммєитαιяєѕ яαgєυχ єт ѕαиѕ ιитєяєт]

Рσυя тσυѕ ℓєѕ αυтяєѕ, נ'єѕρєяє qυє ѕα νσυѕ ρℓαιяα.
Ń'нєѕιтєz ραѕ α мє fαιяє ραят ∂є νσѕ ιмρяєѕѕισи qυєℓℓєѕ ѕσιєит вσииєѕ συ мαυναιѕєѕ.

ιℓα, ¢'єѕт α ρєυ ρяєѕ тσυт ¢є qυє נ'αναιѕ α ∂ιяє ∂σи¢ נє νσυѕ мєт ℓє « ρяσgяαммє »


Fictions :





Battle Visual Royale *en cours*

Introduction
Chapitre1 « A l'aube du massacre »
Chapitre 2 "Le dernier de nos sommeil"



One Shoot

Get Gun *terminé*

Snow Scene *prochainement*




********


Ma liste de prévenu(es) que j'aimerais voir fleurir^^


Fictions :


the GazettE

An cafe

Dir en Grey

Ayabie

LM.C

Sadie

Girugamesh

SuG


Alice Nine (même si je n'apprécie pas beaucoup, sa me donnera l'occasion d'être sadique^^)

Cinéma Bizarre (à voir^^)

Autres (//)

Tous^^





One shoot:

the GazettE


An cafe

Dir en Grey

Ayabie

LM.C

Sadie

Girugamesh

SuG

Alice Nine (même si je n'apprécie pas beaucoup, sa me donnera l'occasion d'être sadique^^)

Cinéma Bizarre (à voir^^)

Autres

Tous^^




Autres (du genre articles, lettres et quelques surprises^^):

the GazettE


An cafe

Dir en Grey

Ayabie

LM.C

Sadie

Girugamesh

SuG

Alice Nine (même si je n'apprécie pas beaucoup, sa me donnera l'occasion d'être sadique^^)

Cinéma Bizarre (à voir^^)

Autres (//)

Tous^^





Merci et bonne future lecture^^



********


Ϯ J'ai était taguée 2 fois par « number one » x) Ϯ

7 choses sur moi :

Je suis bassiste de mon groupe

Je suis l'as de pique

J'étais dernièrement en couple avec une fille mais malheureusement pour moi, cette fille va partir loin...

Je suis dans un esprit plutôt gore [roo la sadique] sans pour autant avoir une âme de psychopathe [à part peu être pour les 3/4 du collège x)]



Je ne m'habille qu'en noir (on me prend souvent pour une gothique

Je fais la même taille que Ruki^^



Je ne pourrais pas vivre si on m'enlevait ma musique

Je suis maladivement jalouse

J'ai jamais réussi à énervé la prof de français et latin, pourtant c'est pas faute d'avoir essayé^^



Voilà, 7 choses sur ma petite personne^^
Pour l'instant, je n'ai pas encore trouvée les victimes idéales mais ça ne saurait tarder [sourire sadique], je préviendrais ces malheureux très rapidement^^.


********





Nyappy Visual Kisu


Akito


********






# Posté le mardi 10 février 2009 13:35

Modifié le samedi 02 janvier 2010 05:43

Battle Visual Royale

Battle Visual Royale

Pix: Aoi of Ayabie^^



3. 2. 1. GO!


Bonjour bonjour^^
Et oui, je suis de retour et j'ai sous la main une nouvelle fiction, je vous laisse la découvrir, en espérent qu'elle vous plaira autant que "Get Gun"^^
Bonne lecture à tous, on se retrouve après avec vos impressions...



Ϯ Titre Ϯ : Battle Visual Royal

Ϯ Auteur Ϯ : Akito

Ϯ Genre Ϯ : Fiction

Ϯ Type Ϯ : Horreur, Drame, Sadique (mes trois mots de prédilections) et peut être un chouilla de Yaoi

Ϯ Personnages Ϯ : les membres des groupes the GazettE, Antic Cafe, LM.C, Dir en Grey, Ayabie, Sadie, Alice NiNe, SuG, Girugamesh et un personnage féminin : Sakura

Ϯ Explications de l'auteur Ϯ : Comme certains vont surement le remarquer, cette fiction est tirée à la fois d'un roman, d'un manga et d'un film japonais que j'apprécie beaucoup (pas taper >.<): Battle Royal.
Pas de copier coller, beaucoup de chose ont été changées mais le principe reste le même : « tuer, ou être tué ».

Sur ce, bonne lecture à tous, j'espère que vous apprécierais ce séjour infernal...

*Ϯ***Ϯ***Ϯ*


Ϯ Introduction Ϯ :


« Il était une fois ?... Oui, c'est comme sa que devrait commencer toutes les histoires n'est-ce pas ?
Des histoires saines qu'on raconte aux enfants avant de s'endormir, des histoires douces qui ne hantent pas nos nuits d'effroyables cauchemars ; des histoires ou les princesses, prisonnières des dragons sont sauvées par des preux chevaliers, des contes pour gosses ou l'on conclut toujours par les mots « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants »...Ahhh...ces mots qu'aujourd'hui je ne peu plus comprendre.... Des histoires sans grand intérêt, je vous l'accorde mais au moins, on les oublis vite...et elles ne laissent pas de cicatrices...
Pourtant, parmi cet univers de conte de fée ou le bien triomphe toujours au détriment du mal, ce distingue une histoire, une seule, une unique histoire qui, du début à la fin demeure tragique et incompréhensible.
Cette histoire, c'est mon histoire, c'est notre histoire à tous... Eux...moi...nous, les visual.
A l'aube de nos carrières, nos vies ont été balayées et vous savez pourquoi ? Pour un simple jeu ":

Battle Visual Royale




*Ϯ***Ϯ***Ϯ*


(...) Sentiments, expressions ou états des personnages
« ... » Paroles du survivant
*... [...]* Pensés ou narration des gens cités entre crochet
*Ϯ* Séparation





# Posté le mercredi 10 juin 2009 11:33

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 09:01

Battle Visual Royale

Battle Visual Royale


Ϯ Chapitre 1 Ϯ :

« A l'aube du massacre »


Le mois de juin était clément, le jour propice à la fête et aux plaisirs que la vie offrait. Une semaine chaude et agréable comme on en avait peu l'habitude au Japon.


« Qui aurait pu prévoir ce qui nous attendait ? »


Le voyage était planifié depuis un long moment déjà, le budget était énorme mais tous les groupes avaient participé et au final, ils allaient tous pouvoir se rendre en Europe pour le « Grand Show Visual Kei ».


*Ϯ*


-Teruki - : Rassure-moi Miku, tu ne vas quand même pas emmener tout ça ?

Les lèvres de l'intéressé se fendirent en un large sourire, le ton qu'employait son batteur était le même que celui de sa mère lorsqu'il n'avait qu'une quinzaine d'années et qu'il se déplaçait déjà avec 3 valises pleines de vêtements pour un séjour d'à peine une semaine.

-Miku - : Bien sur que si ! C'est mon nécessaire de survie, on ne sait jamais^^


« Si seulement il avait su...ce jour là...quel serait son destin... »


-Kanon - (blasé) : Arg nan ! Commencer pas, on va la bas pour s'amuser, pas pour vous entendre vous plaindre à longueur de temps !
-Miku- : Je ne me plains pas, je veux juste m'assurer que je n'oublis rien d'important !
-Teruki- : Il n'y a aucun risque, tu as vidé toute ta penderie !^^

Quelques minutes plus tard, deux voitures se stationnaient dans la petite ruelle, de manière à ne pas être repéré par les passants curieux bien qu'elles furent banalisées. Le manager des An Cafe en descendit, accompagnés de deux grands gaillards que l'on pourrait juger comme étant des gardes du corps.

-Teruki- : Hai Masao !
-Manager (*nom : Masao*) - :Nyappy les jeunes! Alors, vous êtes près ?
-Yuuki - : Et comment !


Ils chargèrent les valises des 5 garçons et tout ce petit monde pris la route de l'aéroport ou devait déjà les attendre les autres groupes de Visual. Le trajet se passa dans la joie et l'excitation pour Miku, Teruki, Kanon, Yuuki et Takuya, les jeunes japonais n'en revenaient toujours pas et n'avaient de cesse de questionner leur manager.

-Yuuki- : Le voyage va durer longtemps?
-Teruki- : Autant de temps que les fois ou nous avons été en Europe, la distance n'a pas changée^^
-Yuuki- : Ah... ah...
-Takuya - : En tout cas, j'ai hâte d'y être !
-Miku- : Moi aussi, sa va être génial !
-Kanon- : Ouai ...Mais au fait Masao, qui est à l'origine de ce projet ?
-Manager Masao- : Kanon ! Sa t'arrive de m'écouter quand je parle ?
-Kanon- : o.0'...euh...
-Manager Masao- (blasé): C'est bien ce que je pensais. Donc Kanon, pour la énième fois, l'idée vient de Sasori.
-Kanon- : Euh... Sasori ?
-Manager Masao- : Tu le fait exprès ?! -_-'
-Takuya- : C'est le manager du groupe Girugamesh^^
-Kanon- : Ahhh... c'est tout de suite plus clair...

S'en suivit tout un tas de plaisanteries au sujet de ce groupe qui créait de nombreux débats. En effet, Girugamesh n'était pas très « réputé » dans le domaine visual ; d'une nature plutôt sombre et métallique, ils avaient beaucoup de difficultés à se faire une place auprès des autres groupes...

-Yuuki- (riant) : Je me demande ce qu'ils viennent faire avec nous ceux-là.
-Manager Masao- (plus sérieux) : Ils ne sont pas très populaires mais ils travaillent dur pour monter sur le podium.
-Teruki- (sérieux) : Oui, un séjour de répétition auprès de nous leurs permettraient surement d'en apprendre davantage. Et puis, je suis sur qu'ils gagneraient en assurance...
-Kanon- (riant aussi): Ou bien, c'est le fait de voyager avec de « vrais groupes » qui les attirent, ils risquent de voir leur popularité monter en flèche^^
-Teruki- (blasé) : Tu es désespérant...
-Miku- : Ouai... enfin, moi sa ne me plait pas trop...
-Tous- (cessant toutes plaisanteries et se retournant vers lui) : Pourquoi ?
-Miku- : Bin, si c'est juste par intérêt...et puis, je sais pas...je les trouve pas très... « rassurants »... >.<
-Yuuki- (plaisantant) : Depuis quand t'es plus sociable toi ?
-Manager Masao- : Ne vous plaignez pas, c'est tout de même grâce à eux que vous êtes en route pour l'Europe !
-Kanon- (humour) : Bien alors si ça peut leurs faire plaisir, je me prosternerai devant eux... dès qu'on sera là bas^^


« Si seulement on avait été plus vigilent, on aurait peut être pu prévoir...on aurait peut être échappé à ce massacre... »


L'aéroport, à proprement parlé n'en était pas un, il avait d'avantage l'aspect d'un camp militaires. Les deux véhicules poursuivirent leurs routes jusqu'à une piste d'atterrissage ou les attendait un petit avion, qui, d'après sa taille, devait pouvoir abriter une 60ène de personnes tout au plus. Cet endroit était étrange, ils s'en rendirent vite compte.



« Mais vite, c'est déjà trop tard...non ?... »



-Yuuki- : Mais ? Ou sommes-nous ? Ce n'est pas l'aéroport !

Au moment où il parlait, ils dépassèrent un petit groupe de soldats, armés de mitraillettes derniers cris et presque chauves sous leurs casques. Un frisson parcouru l'échine de Teruki et Miku échappa un petit hoquet de surprise.

-Manager Masao- : Allons calmez vous...
-Kanon- (inquiet) : Qui sont ces soldats, pourquoi ils sont là ?
-Takuya- : Ou sommes nous Masao ?
-Manager Masao- (se voulant rassurant) : Nous... nous sommes dans une base militaire. Rien de grave...ne vous en faite pas, mais la sécurité à été renforcée.
-Teruki- : Renforcée à ce point ?
-Manager Masao- : Nous attendons 9 groupes pour ce voyage, il est donc normal de prendre des précautions, aucun manager ne pouvait se permettre de lâcher autant de célébrités dans un aéroport !
-Kanon- (rassuré): Encore une brillante idée de Sasori et ses « Giru' » je suppose ?
-Manager Masao- : Allons Kanon ! Laisse leurs une chance avant de te jeter à leurs gorges !
-Kanon- :T' aurais quand même pu nous en parler avant !
-Manager Masao- : Il ne fallait pas l'ébruiter....Je suis désolé.
-Teruki- : Calmons nous, on va descendre...

La voiture se gara, l'autre fit de même et ils descendirent tous, sous l'escorte des soldats. On les fouilla à main nu, tout comme leurs bagages. Ces manières leurs parurent plus brutales qu'à l'ordinaire ; d'habitude, il suffisait juste de passer sous un portique de détection et d'attendre patiemment de pouvoir récupérer les valises, mais ils se plièrent à ces nouvelles règles et montèrent dans l'avion pendant que les hommes armés chargeaient leurs bien dans la soute.
L'un d'eux interpella Masao.

-Le soldat- : Vous ! Vous êtes le manager de...

Il tira de sa poche un petit morceau de papier froissé et en parcouru les lignes.

-Le soldat- : Antic Cafe... ?
-Masao- : Oui...oui, c'est moi. Il y a un problème ?

L'homme jeta un bref coup d'½il à un de ses compagnon, lui tendit le papier et se retourna vivement en direction des bâtiments.

-Le soldat- : Suivez-moi...

Se rendant compte que son interlocuteur n'avait pas bougé, il arrêta sa marche, croisant de nouveau les yeux du second soldat qui semblait lui envoyer une vague d'apaisement « reste calme... » ; Il pu alors voir les regards inquiets et confus que se lançaient Miku, Teruki, Takuya et Masao ; Yuuki et Kanon étant déjà monté dans l'appareil. Il réitéra sa demande.

-Le soldat- : Suivez-moi...s'il vous plait...
- Miku- : Pourquoi ?
-Le soldat- : Se sont les ordres.
-Teruki- : Mais... ?
-Le soldat- (perdant patience) : Le général a demandé à voir toutes les personnes en charge des groupes avant le décollage. J'exécute les ordres.
-Masao- : Laissez les gars, je vous rejoindrais dès que j'aurai fini.
-Teruki- : Tu es sur ?
-Masao- (souriant face à leur inquiétude) : Evidement, je suppose que nous devons régler encore quelques détails. Vous en faites pas ^.^
-Miku- : Très bien, alors à toute à l'heure...


« Tout ce jour là respirait le mystère et les mauvais pressentiments...pourtant, nous avons foncé...tête baissée...foncé pour mieux nous prendre le mur...»


L'intérieur de l'appareil n'était pas tout à fait ce à quoi ils s'attendaient, les sièges étaient vieillots, les carreaux des hublots présentaient des marques de doigts, le sol était déjà salis par les occupants...
Assis dans le fond, les groupes (Dir en Grey et SuG ) déjà présent les saluèrent ou les gratifièrent de grand sourires, tous sauf un...

-Kyo- (plutôt remonté) : Ah, vous voilà enfin, on à faillit vous attendre !
-Kanon- : Désolés, Miku as mis du temps avant de se séparer de Nyappy^^
-Kyo- : Nyappy ?
-Shinya- : Arrête de t'agacer pour rien Kyo, ne vous en faites pas, vous n'êtes pas les derniers...
-Miku- : Simpa le comité d'accueil^^
-Yuuki- : Avoue qu'il est quand même préférable aux militaires.
-Takeru - : Oui, ils n'ont pas été très tendres avec nous, j'avoue avoir été très surpris de devoir voyager dans ces conditions.
-Chiyu - : Arrête un peu de te plaindre !
-Takeru- : Je ne me plains pas, je donne mon opinons !
-Satoshi - : Je suis d'accord avec Takeru, mais bon, si c'est pour la sécurité, je veux bien l'accepter...

Tous se retournèrent, surpris d'entendre cette voix, étrangère à leurs oreilles. Le chanteur de Girugamesh s'avançait fièrement, suivi de ses trois acolytes, dévoilant ses dents trop blanches. Ils saluèrent leurs 15 compagnons et allèrent s'installer devant, ne leurs prétend plus aucunes attentions, chuchotant entre eux avec une discrétion sans égale.

-Masato- : Ils sont vraiment...
-Kaoru - : ...bizarre...
-Teruki- : Ouai, mais on leurs doit quand même d'être ici^^
-Kaoru- : Tu penses sincèrement ce que tu dis ?!
-Toshiya- (n'ayant rien écouté) : Peut-être qu'ils nous craignent^^
-Shinya- (blasé) : Mais bien sur... -_-'
-Takeru- (sérieux) : Pourquoi nous avoir invité si c'est pour rester dans leurs coin ?
-Kanon- (riant) : Ils n'ont surement pas la même logique que toi Takeru...
-Takeru- (s'emporte) : Qu'est-ce qu'elle a ma logique ?!
-Takuya- (blasé) : Et c'est partis...

La rencontre avec les Girugamesh se fit rapidement oublier, laissant place aux éclats de rire autour de Kanon et Takeru qui se charriaient. Arrivèrent ensuite Maya et Aiji, du groupe LM.C, puis Sadie, ce groupe fan des Dir en Grey, contemplant leurs idoles sans s'en cacher, Alice Nine et leur vague de bonne humeur, les jeunes oshare d'Ayabie et enfin, les retardataires par excellence : the GazettE.


« Si seulement nous avions pu...un jour... voir s'ouvrir de nouveaux les portes de cet avion... tous ensemble... »


Tout le monde prix place, s'incrustant ou il été possible de le faire, mélangeant ainsi tous les groupes, créant une ambiance chaleureuse et enjouée, oubliant au fur et à mesure des conversations de regarder par les hublots crasseux ; la troupe de soldat s'était agrandie et faisait cercle autour du vieil engin. Personne ne put alors remarquer le sourire qu'arboraient Satoshi, Ni, Shu et Ryo, personne ne put distinguer Sasori, leur manager, leur adressant un signe de la main depuis un préau sombre, affichant lui aussi se même sourire sur son visage blafard.
A peine dix minutes plus tard, quatre soldats, s'improvisant hôtesse de l'air, embarquèrent dans l'unique compartiment de l'avion et ordonnèrent froidement aux musiciens de s'asseoir et de boucler leurs ceintures. Personne ne broncha, il faut dire que, même si cela relever de leurs propres sécurités, les armes chargés ne les rassuraient aucunement. Pourtant, la question leurs brulaient les lèvres, à chacun d'entre eux et finit même par en franchir le seuil...

-Ruki - : Ou sont les managers ?
-Tsurugi - : Et les gardes du corps ?
-Soldat 1- : Vous n'en aurait pas besoins...

Tout en parlant, il tapota son arme, comme pour vérifier qu'elle était toujours là. On pu alors clairement entendre le bruit de gorge qu'émit Takeru et le mouvement de recul que firent les plus proches.

-Intetsu - : Vous ne répondait pas à leurs questions...
-Soldat 3- : Ils sont en... « conversation »... avec notre général.
-Teruki- : Combien de temps doit on encore les attendre ?
-Soldat 2- : Qui vous a dit que nous les attendions ?
-Tora - : Pardon ?!
-Shou - : J'ai du mal comprendre...
-Soldat 1- : Cela prendrait trop de temps, le général va ordonner le décollage...

Il se tourna alors vers le hublot à sa droite, mouvement de troupe ; tous l'imitèrent. Ils distinguèrent alors, dans le fameux bâtiment qui avait vu disparaître leurs managers, la silhouette d'un homme coiffé d'un chapeau et vêtu d'un uniforme plus noble que celui des soldats. L'ombre blanche était tournée vers eux, droite et fier, la tête haute, puis finalement, elle abaissa la main.

-Soldat 1- : ... Immédiat.

Ils marquèrent tous une pose, stupéfait par ce qu'ils venaient de voir et surtout d'entendre.

-Reita - : Mais c'est impossible, on ne peut pas partir sans eux !
-Aoi - (décidé) : Bon maintenant sa suffit ! Moi je sors, je dois parler à notre manager !

Sur ces mots, il détacha sa ceinture et se leva brusquement.

-Aoi- : Et tout de suite !
-Uruha - : Je t'accompagne ! Moi aussi je veux voir Ichiro !
-Soldat 3- : Vous n'irez nulle part !

Se plaçant devant les deux amis, les hommes armés les dissuadèrent rapidement d'aller plus loin.

-Soldat 1- : Regagnez vos sièges et attachez vous !
-Kenzo - : Mais... pourquoi nous empêcher de sortir ? Nous voulons simplement nous renseigner !
-Soldat 2- : Ce sont les ordres, jeunes...

Nouvelle pose, un rictus étirant ses lèvres sèches. Ses yeux noirs scrutèrent chaque détail du batteur et s'attardèrent sur son entourage, leur donnant l'impression de passer au rayon X.

-Soldat 2- : ...hommes...
-Takeru- (s'emporte) : Nan mais pour qui vous vous prenez !?!
-Soldat 4- (cri) : SILENCE !

On entendit alors distinctement le moteur de l'appareil se mettre en marche ; un son bruyant, presque agressif, un son qui fit beaucoup rire Ni et Shu... Deux nouveaux soldats se joignirent à eux, en plus du pilote et du copilote alors que l'indignation gagnait chacun des Visual, tant par la manière dont ils se voyaient traités que par la « disparition » de leurs managers respectifs.
Les deux « retardataires » prirent le temps de s'entretenir avec leurs collègues, échangeant des informations qu'aucun autre ne put entendre, des informations ou bien... des réprimandes... impossible de le deviner avec tout ce tapage. Après quelques minutes, les quatre « anciens » allèrent se figer aux quatre coins de l'avion, se tenant bien droit sous le regard mauvais de leurs cadets, n'ouvrant plus la bouche, osant à peine respirer. Ces derniers parurent cependant bien plus sociables que les autres, et pour cause ; ils acceptèrent de répondre à toutes les questions, sans broncher ...


« Dieu comme nous avons été naïf... nous aurions du savoir... nous aurions du entendre...à quel point chacun de leurs mots... sonnaient faux... »


- Soldat 5- : Vos managers prendront le prochain vol.
- Mao- : Le prochain vol ?!
- Aki- : Parce que vous avez d'autres engins comme celui-ci !?


« Ils ont tout fait... absolument tout... pour ne pas se trahir... pour qu'on ne s'aperçoivent pas... que tout cela n'était qu'un tissu de mensonge... »


-Chiyu- : La piste n'est elle pas trop petite pour faire décoller deux avions ?
- Soldat 5- Nos appareils sont extrêmement performants et nos pilotes sont de loin, bien plus qualifiés que ceux des aéroports. En sommes, vous n'avez aucune raison de vous en faire.
-Yuuki- : Une autre question ! Quand arriverons-nous en Europe ?
- Soldat 5- (géné) : Oh euh... et bien...
-Teruki- : Yuuki, tu nous saoul avec sa ! Tu le sais très bien !


« Si seulement tu n'étais pas intervenu Teruki... peut être aurions nous remarquer... qu'il était incapable de répondre... tout simplement ...parce que nous ne devions jamais arriver à destination... »


L'entretien s'acheva rapidement, tous furent soulager d'apprendre que les managers, même si ils n'étaient pas avec eux, les suivraient de très près.

*Ils n'y ont vu que du feu, ils ont repris leurs conversations là ou ils les avaient arrêtés et ont oublié... oublier que rien, ce jour là n'était normal ... [Soldat5]*

Finalement, le voyage allait bien se passer, l'appareil décolla bientôt et s'éleva haut dans les airs, sous le regard amusé de Sasori, celui confiant du général et ceux horrifiés des personnes que l'on guidait dans les hélicoptères...

*Après quelques kilomètres au dessus de l'océan, nous, soldats, nous sommes tous rendus auprès du pilote pour y enfiler nos masques... [Soldat 1]*

*J'ai moi-même ouvert les vannes de climatisation... le gaz c'est vite répandu... [Pilote]*


« Plongés si soudainement dans les bras de Morphée... nous avons simplement sombré... nous avons perdu le contrôle... de nos vies... »



*Ϯ***Ϯ***Ϯ*



Pix: Dir en Grey
Akito

# Posté le mercredi 11 février 2009 14:12

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 09:16

Battle Visual Royale

Battle Visual Royale
Ϯ Chapitre 2 Ϯ :

« Le dernier de nos sommeil »




-...- : Aiji... Aiji ! Par pitié réveille-toi!
-Aiji- : hmm... Ma...Maya ?
-Maya- : Oui... oui, c'est moi... relève toi...

Le guitariste d'LM.C obéit, mais cela lui était étrangement difficile ; ses paupières s'étaient lourdement abattues alors qu'il vantait la technique de jeu du jeune Hiroto et puis... plus rien, pas même le souvenir d'un rêve. Maya le tenait fermement par les épaules et le secouait pour qu'il reprenne ses esprits. Ses pupilles étaient dilatées, la pénombre et le froid étaient maitres des lieux... ces lieux ?

-Aiji- : Maya... ou sommes nous ?

Le chanteur blond marqua une pause, la vérité c'est qu'il l'ignorait, tout comme le bassiste d'Ayabie ; Intetsu, assis à sa gauche, qui balayait la pièce de son regard bleuté par les lentilles, cherchant péniblement les membres de son propre groupe. Il repéra finalement Aoi, son petit chanteur et un peu plus loin, coucher sur le ventre, la silhouette svelte de Yumehito. Se redressant brusquement, il se précipita vers lui mais fut interrompu dans sa course par un autre corps, sur lequel il trébucha avant de s'affaler sur le sol.
Le corps en questions gémit faiblement, tiré d'un sommeil sans rêves avant de se redresser à son tour, une main blottie à l'arrière de son crane.

-Saga- :...In ...Intetsu ?

L'interpellé ne prix pas le temps de répondre et se rua littéralement sur son second guitariste. Il l'allongea d'abord sur le dos, et, constatant que son cadet avait perdu connaissance, il plaça son genou gauche sous sa nuque. Il entreprit ensuite de lui donner quelques gifles qui n'eurent malheureusement aucuns effets. Recroqueviller dans un coin, Aoi observait la scène de ses yeux embués.


« Il était comme pétrifié, tremblant sans retenu : il avait été le premier à se réveiller et les corps inertes de ses amis l'avait terrorisé... »


-Intetsu- : Yumehito ! Yumehito !

Il ne bougea pas.

-Intetsu- : Nan, s'il te plait... Yumehito !
-Aoi- : ...Il...il est ?...
-Intetsu- : Nan ... Nan !

Le bassiste colla alors son index et son majeur dans le cou de l'inconscient et fut surpris du contact glacé avec sa chair, trop froide...trop dure... Il dégagea le col dans lequel il avait mis la main et tomba finalement sur cet objet ; de la couleur du métal, épais de deux bons centimètres.

*Jamais je ne l'avais vu porter un tel bijou... [Intetsu]*

Il réitéra son geste, en prenant soin de ne pas toucher le collier et constata avec soulagement qu'il respirait. Le n½ud qui était né dans son estomac se desserra doucement.

-Intetsu- : Yumehito... allez ouvres les yeux... Aoi, vient m'aider !

Le jeune chanteur eu un petit hoquet en entendant prononcer son nom mais se décida tout de même à lui porter secours. Il jeta des regards prudents autour de lui, évitant les formes qui se réveillaient petit à petit et se faufila auprès de ses amis.
Saga s'était relevé, s'efforçant de tenir droit sur ses pieds mais rejoignit bien vite le sol, s'écroulant sous le poids de celui qui lui avait sauté dans les bras.

-Saga- : Nao ?!

Les deux hommes se redressèrent sur les coudes, l'un surpris par la violente collision, l'autre en proie à un grand choc émotionnel...

-Nao- : Go...gomen... je ne voulais pas te faire tomber mais...

Interrompant lui-même sa phrase, il se précipita au cou de son bassiste et le serra avec force.

-Saga- : Nao... tu... tu m'étouffes !
-Nao- : Si tu savais comme j'ai eu peur...
-Saga- : Nao !

L'ainé lâcha prise, plantant ses yeux rougit dans ceux de Saga. Celui-ci détourna le regard, il ne supportait pas d'y lire l'angoisse. Ses prunelles vagabondèrent nonchalamment sur les 4 murs qui constituaient la pièce dans laquelle ils se trouvaient, eux et les autres...

-Saga- : C'est quoi cet endroit ?

Il s'attarda alors sur eux... toutes ces ombres émergeantes de ce coma temporaire... toutes ces ombres qui se cherchaient entre elles, criant parfois pour se faire entendre, criant de plus en plus...toutes ces ombres qui finalement se posaient les mêmes questions que lui.

-Mizuki-(inquiet) : Ou sommes nous ?
-Aki- : Je l'ignore...
-Mao- (criant): AKI ?!! C'est toi?!
-Aki- : Mao ?!... On est là !


« Tous se cherchaient...certains se trouvaient... »


Saga s'arracha à cette scène de retrouvaille ; il était difficile de l'émouvoir et encore davantage de lui arracher une larme. La pièce était tellement sombre qu'il avait du mal à s'y habituer ; il devinait cependant le long et fin batteur de Dir en Grey, adossé au mur, parlant avec la silhouette de Die ou Kaoru...ou peut être Toshiya ?
Il se sentit soudain oppressé, comme si on lui serait le cou, c'est d'ailleurs instinctivement qu'il se le massa...

-Saga- : Qu'est-ce que... ?

Ses doigts heurtèrent l'acier d'un collier qu'il n'avait jamais acheté, qu'il n'avait jamais reçu en cadeau, d'une forme qu'il ne connaissait même pas...

-Nao- : Takeru!

Avant même d'avoir pu faire un mouvement pour le retenir, Saga voyait déjà foncer son batteur sur le chanteur de SuG, perdu lui aussi parmi tout ces gens. Ce dernier, ravi de trouver en lui un peu de réconfort, répondit à l'appel de ses bras et ils s'étreignirent avec force.


« ... d'autres s'abandonnaient... »


Un peu plus loin, du côté des fenêtres dont les rideaux clos ne laissaient paraître aucune lumière, Ruki, Reita, et Kai s'étaient regroupés, espérant ainsi pouvoir retrouvé leur deux membres manquant, avant d'être rejoint par Shou, Masato et Shin, le batteur de session de SuG.

-Ruki- : Mais bon sang ou sont t'ils ?! URUHA ?! AOI ? !
-Kai- : Ruki calme toi...
-Ruki- : Pourquoi ils ne répondent pas ?!
-Reita - : Tout le monde cris Ruki...
-Ruki- : Mais c'est quoi ce bordel ! OU ON N'EST ?!
-...- : Ruki... ?...

Le petit blond s'interrompit soudain et fit volte face ; à l'arrière, Tora se redressait péniblement. Il se précipita sur lui en même temps que Shou qui avait reconnu la voie de son ami, et l'aidèrent ensemble à se mettre à genoux. Le guitariste ouvrit finalement ses yeux rouges, le réveil avait du être difficile.

*D'un coup, il s'est arrêté...comme choqué... Ses iris se sont bloqué d'eux même sur moi... il était effrayé sans aucun doute... [Shou]*

-Tora- : Ton cou ?...Shou... c'est quoi...sa ?
-Shou- : De quoi tu parles Tora ?

Le brun lui saisit la gorge et sera le bijou qui l'entourait.

-Shou- (surprit) : Tora tu... ?
-Tora- (inquiet): Et toi Ruki ? Shin ?! Reita, les autres ! C'est quoi ces trucs ?!

Les têtes des intéressés se tournèrent les unes vers les autres pour constater qu'ils portaient tous le même alliage ; d'un mouvement collectif, ils tâtèrent leurs nuques respectives, comme pour ce persuader que les colliers les avaient épargné mais ce n'était pas le cas, il n'y avait aucune exception, pas même pour Tora qui se mit à paniquer quand il découvrit le sien.

-Tora-: C'est quoi ces trucs ?! On est ou là ! Pourquoi y a pas de lumière ?!!
-Reita- : Reste calme...
-Tora- : Je suis très calme !

*On avait tous un peu peur... l'endroit n'était pas très rassurant...mais lui... c'était extrême... [Masato]*

*Nous ignorions tout de cette pièce... nous savions juste que nous n'y étions pas arrivé par hasard... [Kai]*

*Mon cerveau me disait de ne pas m'en faire, nous nous étions surement posé à cause d'un orage ou à cause d'un manque de carburant... mais mon instinct...mon c½ur... ils ne cessaient d'affirmer le contraire... [Ruki]*

En face, Kanon et Teruki s'obstinaient à retenir Yuuki qui ne cessait de réclamer des explications à Tsurugi et Kei, ceux-ci commençaient à s'affoler face à la détermination du claviériste d'An Cafe.

« Il ne comprenait pas...il était juste perdu... il avait besoin d'aide... il finissait par voir le mal partout... »

-Yuuki - (cri) : C'est quoi cet endroit ?! Hein ?! Vous le savez j'en suis sur !
-Teruki- : Ils n'en savent rien Yu-kun, laisse les tranquilles !
-Yuuki- (cri) : On est prisonnier c'est sa hein ?! On nous a enfermés !
-Kanon- (cri aussi) : Arrête Yuuki !

*Il n'était pas vraiment devenu fou... il était simplement claustrophobe... [Kanon]*

A l'opposé de cette scène, contre le mur le plus sombre, un autre guitariste s'éveillait avec peine : le cadet de Tora, Hiroto. En face de lui, à environ deux mètres, il distinguait les corps inertes de Takuya et Miku qu'il ne pu malheureusement pas rejoindre au vu de son état.
Il faisait froid...trop froid...
Sur la gauche, l'inquiétude grandissante de Chiyu ainsi que les cris de certains qu'il ne reconnu pas eurent raison de lui ; il commençait aussi à paniquer et ce sentiment s'attisa davantage lorsqu'il releva la tête pour découvrir 4 silhouettes, debout au milieu de tout ce tapage, souriant face à la peur.

-Hiroto- : ...Vous... ?

Instinctivement, il se mit à ramper pour ce faire voir, à ramper vers eux. Il arriva finalement au pied de l'homme le plus proche et saisit sa maigre cheville.


« Cet attitude était ridicule... Tu leur as fait le plus grand plaisir en te soumettant ainsi... Et puis, à quoi cela a t'il servi ?... A ce moment là, tu étais déjà condamné... Hiro-kun... »


-Hiroto- : Satoshi...

L'homme ne bougea pas mais daigna tout de même tourner la tête vers lui, dévoilant de nouveau la blancheur de ses dents qui contrastait avec ses vêtements sombre.

-Satoshi- : Tiens ! Mais c'est mon bon vieil Hiroto !
-Hiroto- : C'est...c'est quoi cet endroit... ?
-Satoshi- : A sa je ne peu pas te le dire...

* Il était venu jusqu'à moi... je ne pouvais pas le laisser dans l'ignorance la plus totale... je me suis accroupi... pour murmurer à son oreille... je l'ai rendu ... si pathétique... [Satoshi]*

-Satoshi- : C'est un secret....Mais ne t'en fait pas...tu le découvriras bien assez tôt...

Il se redressa alors, sans plus aucune attention à celui qui avait agrippé sa jambe, le laissant ainsi, à ses pieds et se remis à chuchoter avec ses amis comme si de rien était. Il souriait de ce sourire détestable dont il était le maitre...


« Et dire qu'on aurait pu tous s'en sortir si ils n'avaient pas été aussi stupide... si ils n'avaient pas eux même souhaité notre mort... »


Au bout de quelques minutes qui parurent bien longue, Yumehito sortit enfin de l'inconscience pour le plus grand plaisir d'Intestsu et d'Aoi, restés à ses côtés, ainsi que tous ceux qui n'avaient pu se réveiller d'eux même.


« Certains se calmaient, d'autres au contraire s'énervaient ou se laissaient gagner par la frayeur, mais au fond, tous voulaient comprendre... »


*Ce manège ne dura pas plus de quelques secondes... [Masato]*

*Satoshi s'est détourné de nous pour braquer son regard sur la fenêtre la plus proche... [Nii]*

*Son ouïe était fine... ce qui nous parvenait était à peine audible... sans compter le vacarme causé par ces pourris ! [ShuU]*

- Satoshi- (murmure): Ils arrivent...

Le noir, le froid, les cris et l'inquiétude, tout ce tut quand résonna le son des hélices et les pas réguliers des hommes au dehors.
Intrigué par ce tapage et par la lumière qui filtrait au travers des rideaux, tous les Visual se précipitèrent vers les fenêtres et ouvrirent d'un même geste chaque tenture de tissus...


« L'aveuglante blancheur dans ce monde nocturne... cette même blancheur qu'ils ont finalement tous croisé...les jours qui suivirent l'arrivé de nos bourreaux... »



*Ϯ***Ϯ***Ϯ*



Pix: Alice Nine
Akito

# Posté le samedi 21 mars 2009 06:40

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 09:19

Battle Visual Royale

Battle Visual Royale


Ϯ Chapitre 3 Ϯ :

"Ils arrivent... "




Derrière les voiles bleutés qu'ils venaient d'écarter se dressaient une large plate-forme, semblable à une terrasse ou tout un régiment de soldat prenait place en quatre rangées bien distincte. Autour d'eux, trois hélicoptères s'étaient déjà posé, éclairant de leurs phares les militaires au garde à vous, et trois autres tournaient encore dans le ciel nocturne.
A présent éblouis, tous les Visu reculèrent ensemble.

* On a tous pris peur... on s'est bousculé quand on les a vu avancer... certains sont même tombés... [Kyo]*

Yuji et Shin, de part leur faible corpulence furent projetés à terre sous les yeux horrifiés de leurs amis. Les autres étaient comme des lions en cage, nerveux et craintifs, ils se méfiaient de tout, ils n'avaient pas même vu qu'ils risquaient de les piétinés.
Bientôt, un quatrième engin se posa et les lignes d'hommes en armes s'immobilisèrent, prenant un air solennel devant le passager qui en descendit...

*Lui... [Kenzo]*

*Ce type ... [Aki]*


« Il a détruit nos vies... »


L'homme, décoré du même chapeau qu'Ils avaient croisé un peu plus tôt, celui qui avait si futilement abaissé la main, celui qui en réalité avait tous les pouvoirs ici s'avançait au dehors.... s'avançait dangereusement vers le bâtiment dans lequel Ils se trouvaient.
Les deux autres hélicoptères s'immobilisèrent au sol alors que le « général » continuait sa route vers eux, une expression froide sur le visage. Cet être a part entière semblait inspirer un profond respect à tous ces soldats mais dans le c½ur de chacun des Visual, un sentiment de dégout allait bientôt voir le jour.


« A mis parcours entre l'appareil et nous, il s'est arrêté... il s'est retourné... il a de nouveau fait un signe en direction de l'engin... et alors... nous avons vu... »


Une ombre... une silhouette se glissait en dehors de l'appareil, une ombre sinueuse et malsaine qui vint emboiter le pas du général. Aucun ne sus qui elle était mais Ils devinaient tous, à sa carrure qu'il s'agissait d'un homme. Il n'était cependant pas seul...


« Une nouvelle forme c'est offerte à nos yeux...une forme plus jeune, plus mince mais tellement plus sombre... une forme qui méprisait cette personne qui la tenait par la main... cette personne qui l'avait pourtant conçu... une forme qui savait, au plus profond d'elle-même, quel serait sa destinée...»


Le général sourit à cette vision ; celle d'un père aimant et de son enfant qui le haïssait au-delà du raisonnable. Plus déterminé que jamais, il reprit sa marche, rapidement rattrapé par ces deux « jouets », sous les regards confus des 9 groupes. Aucun ne pus cependant s'attarder à les voir arriver car leur attention fut portée à tout autre chose...
Le son des portes que l'on enfonce, celui de celle que l'on claque, celui de dizaine d'hommes, marchant dans des couloirs étroits résonnait à leurs oreilles et s'amplifiait à mesure qu'ils approchaient. Satoshi avait raison, ils seraient bientôt là.

*J'ai ainsi regroupé les membres de mon groupe, seul Hiroto manquait à l'appel, et nous nous sommes reculés jusqu'au bout de la pièce [Saga]*

*On voulait tous suivre les Alice Nine, mais la plupart d'entre nous étaient littéralement paralysés par la peur [Teruki]*

*Les pas se sont finalement arrêtés devant cette porte que nous n'avions pas encore remarquée... [Miku]*

Quelques secondes s'écoulèrent durant lesquelles aucune des 41 personnes présentes dans la pièce ne souffla un seul mot. Leurs regards s'étaient bloqués sur cette porte blanche, leurs oreilles guettaient le moindre bruit, leurs souffles s'accéléraient, leurs c½urs battaient à tout rompre, certains apprenaient l'angoisse et la chair de poule.

*Finalement...elle s'est ouverte... [Shinya]*

Les néons crissairent quelques peu mais s'allumèrent en même temps, laissant échapper une lumière blanche qui brulaient les rétines désormais habituées à la pénombre.

*Trois hommes étaient entrés quand j'ai rouvert les yeux ...l'un d'eux avaient encore le doigt sur l'interrupteur... [Intetsu]*

Ils durent faire de gros effort pour affronter ce trop plein de clarté mais la curiosité l'emportait ; des chaises raclaient le sol dur, bousculées par les nouveaux arrivant, histoire de faire de la place, l'odeur des uniformes envahissait cette pièce qu'ils voyaient tous désormais.

*Enfin ils étaient là... enfin nous allions pouvoir commencer... [Satoshi]*

De plus en plus de gens pénétraient dans la salle sous les regards confus et angoissés des An Cafe, the GazettE, Ayabie, LM.C, Dir en Grey, Sadie, SuG et Alice Nine... un seul groupe semblait se réjouir ; 4 hommes vêtus de noir souriaient au milieu de cette pièce, et ces mêmes hommes se courbèrent en forme de salut face au plus puissant des bourreaux... celui là même qui avait accepté leur petit stratagème.


« Il est arrivé... le général... accompagnés d'une horde de militaires, se rangeant le long des murs, nous entourant de toutes parts... peut être 20...peut être 30... je n'ai pas vraiment fait attention... mon regard avait déjà dévié...sur cette seconde personne que j'avais vu si souvent... »


Les Visualeux, jusqu'alors réduits au silence par tant d'incompréhension s'animèrent soudain ; une rumeur passa entre eux, les murmures et les mouvements désapprobateur s'amplifièrent quand ils découvrirent la véritable identité de l'homme qui était descendu du même hélicoptère que le général et qui se tenait désormais à ses côtés, derrière le large pupitre, un sourire semblable à celui du chanteur dont il avait la responsabilité au bout des lèvres. Il fit un signe en direction de Nii, ShuU et Ryo alors que les premières remarques fusaient en sa direction.

- Aoi (G) - : Vous ?!

*C'était tellement amusant de les voir tous... si perdu... si désemparé... nous fixant, nous puis Sasori avec cet air de confusion... nous... nous riions... nous allions enfin pourvoir nous venger... d'eux... [ShuU]*

* Aucun d'entre nous ne pouvait comprendre... que faisait-il là ? Et pourquoi ce sourire mesquin et ses rires vengeur ? Nan... nous ne pouvions pas comprendre... Nous devions juste nous taire... Nous aurions dû... [Kenzo]*

-Die- : Qu'est-ce que... ?!
- Uruha- : Si vous êtes là alors...

Ils ne purent finir leurs phrases car l'un d'entre eux perdit patience et ce précipita au devant de la scène, déterminé à trouver réponses à ses questions...

-Kanon- (s'avançant) : Ou est Masao ?! Si vous êtes ici c'est qu'il est arrivé ! Ou est-il ?!

Son interlocuteur, pris de panique, se dissimula quelques peu derrière le général, toujours impassible. Ce dernier n'eu même pas a levé un pouce que déjà la moitié des soldats pointèrent leurs armes sur le bassiste d'An Cafe. Inquiet pour son ami, Takuya s'avança a son tour, tentant tant bien que mal de raisonner Kanon, le tirant en arrière de toutes ses forces, évitant de regardé toutes ces mitraillettes qui étaient désormais braquées sur lui et qui pourraient réduire son corps en passoire en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

- Kanon- : Lâche-moi Takuya ! Il doit parler !
-Takuya- : Nan Kanon ! Arrète !
-Kanon- : OU EST-Il?!

Des coups de feu... tirés de toutes parts de la pièce rectangulaire.
Des cris... résonnant en échos dans cette même pièce.

*J'ai moi-même était surpris de tant d'agressivité de leurs part, tout ceci n'était pourtant pas prévu... [Nii]*

*Ils ont cessé de tirer... ils voulaient juste nous effrayés... malheureusement...la folie de Kanon nous aura couté trois blessés... [Toshiya]*

-Toshiya- : Kyô !

Le bassiste des Dir en Grey s'agenouilla près du chanteur, retenant ses larmes en l'entendant hurler de douleur ; Kyô avait était touché à la jambe par une balle perdue. Il n'était d'ailleurs pas le seul ; de nouveaux râles couvrirent bientôt les cris de paniques... Aoi, du groupe the Gazette s'était aussi écroulé, supportant la même blessure que Kyô et une munition s'était logée dans le bras droit de Nao, le batteur d'Alice Nine. Personne, si ce n'est les 41 prisonniers ne leurs prêtèrent la moindre attention, même les Girugamesh avaient cessés de rire.
Finalement, le général leva les yeux vers le « responsable ».

-Général- : Cela vous-suffit-il... Kanon ?

Le regard du bassiste s'affaissât net sous les paroles lourdes du Général et il recula, toujours soutenu par Takuya. Derrière lui, on s'affairait à faire des garrots pour empêcher le sang de couler ; la liqueur rouge perlaient à foisons le long des blessures et s'écoulaient rapidement sur le sol froid. Certains cherchaient de l'aide, d'autres n'osaient plus bouger tant la peur les crispaient... au fond, tous désespéraient.

-Général- : Je préfère cela.

Le silence retomba bientôt dans la salle, entrecoupé par la respiration irrégulière de ceux pour qui le sort serait bientôt réglé, et les faibles gémissements de ceux que l'on tentait de soigner. Le manager de Girugamesh, dont le sourire s'était brutalement effacé se pencha alors vers le Général, ne prêtant plus attention aux oreilles indiscrètes des Visual.

-Sasori- (inquiet) : Monsieur... Je ne voudrais pas paraître ennuyeux mais... vos hommes auraient pu les blesser...
-Die- (au bord de la crise de nerf) : Pauvre imbécile ! Vous ne voyait donc rien ? Nous avons déjà des blessés !

Il ne releva pas cette remarque mais marqua le guitariste d'un regard noir et emplis de dégout. Ne perdant pas plus de temps sur le membre « ignare » de Dir en Grey, il reporta son attention sur le grand chef.

-Sasori- : Général ?

Ce dernier planta ses lunettes sur la bosse de son nez, comme pour constater de lui-même l'empreinte des dégâts dont ses hommes étaient responsables.

-Général- (impassible) : Vous avez tout à fait raison... Die, c'est bien cela ? Nous avons effectivement causé quelques désagréments à vos amis...
-Shou- (cri): Quelques désagréments, vous plaisantez j'espère ?! Nao ne pourra plus jouer si il reste comme sa !
-Kaoru- (//) : Il faut tout de suite les transférer dans un hôpital !
-Ruki- (//) : Maintenant !
-Général- : Comme vous êtes bruyant...

Un rictus désabusé emplis son visage alors que le soldat le plus proche de lui se mettait à beugler « SILENCE ! ». Le mot se répercuta en échos pendant quelques secondes ainsi que le bruit des armes que l'on recharge. L'ordre se rétablis rapidement dans la salle ; en effet, aucun ne voulait revivre le « carnage » des mitraillettes, préférant de loin la coopération, d'autant plus qu'ils ignoraient toujours ou ils se trouvaient.

-Général- : Voilà qui est mieux. Jeunes gens, il y a avec moi, quelques règles simples à appliquer ; premièrement... je vous prierais à l'avenir de ne pas m'interrompre comme vous l'avez fait et deuxièmement... de ne plus jamais crier en ma compagnie...
-Sasori- (pire qu'inquiet) : Général !

L'interpellé plissa les yeux et fit un arc de ses sourcil broussailleux. Il retira son chapeau qu'il posa sans un pli sur le rebord de son pupitre, inhala l'oxygène en grande bouffé d'un air absent et pivota vers le manager des Girugamesh visiblement en proie à la plus grande incompréhension.

-Général- (calme) : Y a-t-il quelque chose que vous ne soyez pas en mesure de comprendre dans les mots, pourtant simple que sont « ne pas m'interrompre » et surtout « ne pas crier », Sasori-san ?
-Sasori- (//) : Mais enfin je...
-Général- : Vous, avez les mêmes contrainte que toutes ces personnes réunis, vous devez respecter mes ordres au pied de la lettre et bien entendu... ne jamais me contredire. Est-ce clair ?
-Sasori- : Mais monsieur, je ne comprends pas, nous avions un...
-Général- : Silence ! Avant de parler de notre engagement, laissez-moi me présenter à mes invités. Vous aurez vos réponses en temps et en heure, ce qui, dans le cas présent ne devrait plus être très long.

*Nous aurions très bien pu être invisible... ils ne nous voyaient plus... ils utilisaient ces mots que nous ne comprenions pas... nous sommes restés muets face à ce spectacle... [Takeru]*

Le manager hocha la tête. Il avait beau essayer de se détendre de ses bonnes paroles, il n'en demeurait pas moins inquiet ; tout ne se passait pas comme prévu... il le sentait mais après tout, il fallait bien garder l'effet de surprise ...pour qu'Ils tombent de plus haut... Il sentait les regards interrogateurs de Nii, ShuU, Ryo et Satoshi braqués sur lui et leur adressa un sourire, certes forcé mais convainquant car ses protégés le lui rendirent. Finalement, il recula, préférant laisser au Général, le loisir d'annoncer aux 37 « ignares », les raisons pour lesquels ils se trouvaient dans cette pièce, et surtout, la façon dont ils allaient définitivement être rayés du monde Visual Kei.


« Mais pourquoi tant de haine ? Qu'avions nous fait pour mériter un tel traitement ? Et dire qu'Ils savaient... et dire que tout était de leurs fautes... »


-Général- (solennel) : Veuillez excuser mon impolitesse. Bonjours à tous, je suis le Général Ishida et je suis chargé de vous.

Les militaires s'avancèrent d'un même mouvement et celui qui avait ordonné le silence reprit sur le même ton « BONJOUR ! ALLEZ ! » en pointant son arme sur eux. Ils n'avaient pas d'autres choix, ils devaient saluer cet homme qui leurs inspirait tant de craintes de part son calme indifférent autant que pour sa capacité à diriger tout ce régiment qui pouvait si vite prendre leurs vies.

*Nous avons salué à contrec½ur... malgré ce qui venait de se passer... nous espérions toujours une explication, quelques choses de plausibles... en vain [Mizuki].*

-Général- : Bien. Comme vous l'aurez sans doute remarqué, mes hommes sont quelques peu nerveux, alors ne les titillaient pas trop d'accord ?

Se heurtant au silence, il décida de poursuivre, affichant un léger sourire, un sourire empreint de folie, la folie de la mort.

-Général- : Bien. Je n'irai pas par quatre chemins, inutiles de perdre un temps aussi précieux, d'autant plus qu'il n'en reste pas beaucoup. Je vais donc faire simple : vous n'êtes pas en Europe, et d'ailleurs vous ne vous y rendrai pas...
-Tora- (inquiet) : Ou sommes nous alors ?!
-Général- (ferme les yeux) : Il me semble déjà vous avoir ordonné de ne pas m'interrompre ! Mais peut-être êtes-vous dur d'oreilles, Tora?

*Nan... il avait peur... comme nous tous... il voyait ces armes sur nous... il entendait la voix du général et avait aussi remarqué l'air fou qui émanait de lui... il ne comprenait pas ce qui se passait... il était aussi perdu que nous... tant de Pourquoi... si peu de réponse... on en avait juste besoin... il a juste eu le courage de parler à haute voix... [Shou]*

-Général- : Assaillez-vous.

L'écho du soldat, répétant l'ordre donner par Ishida en 3 ou 4 fois plus fort et plus violent les fit tressaillir d'angoisse, mais pas autant que le son clinquant des mitraillettes. Takeru et son groupe se précipitèrent au sol, les plus près de l'estrade sur lequel le pupitre avait été posé, au milieu. Kai releva une chaise du fond pour permettre à Uruha et Reita d'y installer Aoi et Ruki se calla à ses pied pour soutenir sa jambe douloureuse. Les deux guitaristes de Sadie ; Tsurugi et Mizuki s'agenouillèrent devant les chaises qui portaient Kyo, Shinya et Kaoru, souhaitant se rendre utile auprès de leurs idoles et plus particulièrement du chanteur qui souffrait le martyr mais qui restait silencieux. Les 5 membres d'An Cafe se collèrent les uns aux autres sur le béton froid, Shou retrouva Hiroto en état de choc près des 4 Girugamesh qui s'installèrent sur des chaises au premier plan, dissimulant Maya et Aiji. Saga, accompagné de Takehito aidait Nao, dont le bras laissait paraître de long sillons bordeaux, à rejoindre le coin « Ayabie », du côté des fenêtres et l'installèrent dans les bras de Kenzo. Tora, quand à lui, avait replié ses genoux sous son menton, malgré le fait qu'il se soit assis sur une chaise, juste derrière Mao, Aki et Kei.

-Général- : Bien. Voyez comme vous êtes obéissants. C'est excellent. Vous auriez fait de très bons soldats... si vous n'étiez pas de petites mauviettes travestis !

Son visage demeurait impénétrable mais l'excitation de la fin et la haine de cette « différence » qu'ils affichaient tous se ressentaient désormais dans sa voix. L'intonation de celle-ci se voulait plus aigue, plus tranchante, il en était fini de la sagesse du vieillard. Plusieurs Visual contractèrent les poings, mais ceux qui auraient voulu réagir durent s'abstenir au vu de la trentaine d'arme éparpillée au quatre coins de la pièce.

-Général- : Mais tout cela n'a pas d'importance... enfin plus maintenant...

*Il s'est écarté du pupitre et a avancé vers nous, au bord de l'estrade. Le groupe s'est reculé en se trainant en arrière... mais il n'a pas était plus loin, il n'est pas descendu de son perchoir...préférant sans doute nous regarder de haut... [Masato]*

-Général- : Bien. Ou en étais-je ? Ah oui, votre « voyage ».

Il se tordit les mains, affichant cet air trop calme qui laissait sous-entendre son excitation face au spectacle qu'il leurs offrait.

-Général- : Monsieur Sasori, ici présent vous a, il y a quelques mois, proposé une excursion en Europe pour le fameux... Comment l'avez-vous appelé déjà ?
-Sasori- (soudain fier) : « Grand Show Visual Kei » Monsieur.
-Général- : Exact ! Bien entendu, aucun de vous ne pouvait refuser une telle invitation, cela va de soit... Vous avaient tout organisé, vous avez même payé pour ce voyage... Mais avaient vous seulement réfléchit à l'hypothèse que tout ceci n'était qu'un piège sournois ?... C'est vrai, pensez vous sincèrement que quelqu'un comme monsieur Sasori aurait pu avoir l'idée aussi brillante de réunir 9 groupes tel que les vôtres en Europe ? Les chances étaient infimes, d'autant plus que vous êtes bien plus connu que Girugamesh, ce qui engage une certaine jalousie de leur part... Vous avez du vous en rendre compte ? Non ?

Beaucoup se tournèrent vers Sasori, celui-ci semblait indigner d'être ainsi traité, mais n'en fit pas de cas, « cela fait partis du plan », puis les regards dévièrent sur Satoshi, Nii, ShuU et Ryo qui fixaient obstinément Ishida dans l'attente du moment où ils leurs dévoilerait enfin la supercherie.

-Général- : Quel dommage. Vous avaient peut être du talent mais il vous manque le principal : la réflexion... Vous avaient foncé comme des oiseaux sur du double vitrage... et vous venez de vous écraser.

Il s'arrêta soudain, mettant fin à son monologue. Il fit un geste de la main en direction du fond et dans la seconde qui suivit, tous les néons s'éteignirent. Les Visual eurent à peine le temps de souffler que déjà une lumière avait traversé la pièce en un long faisceau blanc, faisant apparaitre un icône rouge sur tout le pan de mur derrière le pupitre. Les soldats et Sasori s'écartèrent sur les côtés de façon à laisser l'espace libre au général. L'image bordeaux se mit alors en mouvement et tourna sur elle-même en se faisant de plus en plus distincte. Bientôt, chacun pu aisément y lire un B majuscule, suivi d'un V majuscule, lui même accolé à un R majuscule, le tout, encerclé dans une sorte de couronne. Ishida leur laissa découvrir les 3 lettres symboles, souriant de nouveau face au gros plan devant lequel il se tenait.

-Kenzo- :B.V.R?
-Uruha- : Que signifie ce sigle ?
-Général- : ...Il signifie... qu'à partir de maintenant... c'est chacun pour sois.
-Saga- : Chacun... pour sois ?
-Général- : Vous allez vite comprendre. Mais avant cela, j'aimerais tout de même accueillir quelqu'un qui tenait à être ici ce soir... Qu'on fasse entrer !

Quelques secondes de réflexion. La porte s'ouvrit de nouveau, deux hommes, sans armes apparente mais aux uniforme commun entrèrent, accompagné d'une jeune personne qu'ils tenaient chacun par un poignet malgré le fait qu'elle ne se débattait pas. Le général tendit une main vers la forme que les soldats lâchèrent avant de sortir. Un moment, celle-ci resta dans l'ombre, puis finalement, elle présenta ses longs doigts fins et se laissa tirer vers la lumière du rétroprojecteur, la dévoilant au grand jour.
Une fille.
Une chaise racla bruyamment au premier rang et tomba en arrière, l'homme qui se tenait dessus quelques minutes auparavant se retrouva assaillis de points rouges se mouvant sur tout son corps; l'infrarouge des mitraillettes. Il ne s'en préoccupa pas outre mesure.

-Satoshi-(cri) : Qu'est-ce que sa veux dire ?! Que fait-elle ici ?!

Ishida ne répondit pas, trop satisfait de la réaction qu'il avait causée au chanteur des Girugamesh, ainsi qu'aux autres membres abasourdis. Sasori, qui ne souhaitait en aucun cas voir son protégé réduits à néant pour un simple malentendu tenta de s'expliquer mais le général lui fit signe de se taire.
La jeune fille, pouvant être qualifié de jeune adulte, portait les cheveux noirs, d'une longueur raisonnable pour les avoir attachés, entrelacé de longues mèches argentés, ses yeux se distingués par l'effet violet des lentilles, ses vêtement accordés de la même manière que ceux d'un Visual ; pantalon noirs, ornés de chainettes en tout genre, agrémentés de tout un tas de poches inutiles et une veste mi-longue de la même couleur, portant les mêmes accessoires dont le col couvrait sa nuque blanche. Une mitaine serrait son poignet droit, l'autre étant retenu par la main du Général, ses lèvres s'était entrouvertes, laissant apparaître la trace d'un piercing. Personne ne l'avait jamais vu, excepté les Girugamesh mais tous demeuraient silencieux face à une personne aussi étrange et avec une personnalité aussi marqué en tant que femme. Tous sauf Satoshi...

-Satoshi- : Sakura !

Elle se tourna vers lui à l'appel de son nom. Son regard hostile indiquant clairement le dégout.

-Général- : Et bien tout le monde ! Je vous présente notre invitée surprise : Sakura Akimoto, fille de Sasori Akimoto et filleule de ce cher Satoshi.
-Satoshi- : Sakura...

*Etait-elle au courant ? Ses yeux habituellement si doux avec moi... ils avaient prix la même forme que lorsqu'elle regardait son père... On pouvait y lire la haine, le mépris, le dégout... Nan... Ma chère filleule, ne me déteste pas... [Satoshi]*

-Général- : Bien. Maintenant que les présentations sont faites, je pense que nous allons pouvoir commencer...Uruha, n'est-ce pas ? Il me semble ne pas avoir répondu à votre question... B.V.R ?
-Sakura- : Général ? Puis-je ?
-Général- : Bien entendu.

Elle lâcha cette main qui la serrait et s'avança, les yeux rivés sur Satoshi tout en s'adressant à la foule de prisonniers qui l'écoutait désormais.

-Sakura- : B.V.R n'est pas un sigle. C'est une loi.
-Satoshi- : Sakura... tu sais donc ?

Elle resta de marbre face à l'inquiétude de son parrain, elle savait oui. Son père n'avait pu l'éloigner de ce secret qu'il partageait avec ses Girugamesh.

-Sakura- : La loi « Battle Visual Royale »


« Cette loi... Cette malédiction...Elle s'est abattue sur nous... A l'aube de nos carrières... A la saison de notre éclosion dans ce monde Visual que nous chérissions tous... Nous avons passé un Eté merveilleux parmi nos fans... Mais l'Automne nous a rattrapés, et nous avons perdu le contrôle, par leurs fautes, comme un arbre perdrait ses feuilles... Et quand l'Hiver est arrivé, le vent de la mort nous a balayer et le tapis de neige nous a recouvert... pour nous enterrer...nous qui n'avions pas le droit a un second Printemps...»



*Ϯ***Ϯ***Ϯ*

Pix: Aoi, Reita, Ruki, Kai et Uruha of The GazettE^^
Akito

# Posté le dimanche 05 avril 2009 09:17

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 09:23

Battle Visual Royale

Battle Visual Royale

Ϯ Chapitre 4 Ϯ :

« Un seul but pour ton c½ur de lâche »




Il s'écoula un certains temps avant que quelqu'un n'ose prendre la parole, au risque de voir un chargeur se vider sur son corps, mais les regards interrogateurs parlaient pour eux.

-Aoi (G)- (crispé par sa blessure) : La loi quoi ?
-Miku - : Battle Visual Royale ?
-Aiji- : Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?!

Le Général s'avança à son tour et retint Sakura par les épaules, lui imposant le silence. Elle ne broncha pas, ne scilla pas non plus et garda les yeux ancrés dans ceux de son parrain sans ajouter un mot.

-Général- : Cela peu paraître compliqué au premier abord mais c'est en réalité un concept très simple...

Ishida fit signe en direction de Sasori, lui intimant l'ordre d'approcher ; ce qu'il fit. Machinalement, le jeune père s'avança vers sa fille, désireux de connaître les raisons de sa soudaine hostilité envers Satoshi. Il était habituer à ce caractère difficile pour en être souvent la proie mais lui, son parrain... jamais elle ne l'avait regardé ainsi. Il ne pu malheureusement pas finir sa course car la main du général avait agrippé son épaule, le plaçant sur son côté droit tout en gardant la jeune fille sur le flanc gauche.

-Général- : En réalité, cette loi peu être considéré autrement, nous avons voulu y ajouter un côté enfantin voyez-vous ? Finalement, c'est une sorte de jeu auquel monsieur Sasori et moi-même avons décidé de votre participation.
-Mao- : Un jeu ?
-Kaoru- : De quel droit décidez-vous pour nous ?!
-Shinya- : Du calme Kao-kun, peut-on savoir de quelle sorte de jeu il s'agit ?
-Général- : Mais bien entendu...


« Tous ces regards...tous braqués sur lui... cela lui procurait tant de satisfaction... »


*Ces hommes nous avaient tiré dessus... et lui, il nous proposait un jeu... allez y comprendre quelque chose... [Yumehito]*

*La méfiance... c'est un sentiment que nous avons tous appris à ce moment précis... [Saga]*

*Un jeu hein? Alors pourquoi nous y contraindre ? Pourquoi cette obligation d'y participer ?... Peut-être justement parce que le but... était qu'il ne devait y avoir... qu'un seul gagnant [Uruha]*

-Général- : Chers amis, bienvenu sur l'île Osamu, l'île de la loi. Celle qui va vous accueillir en son sein durant trois jours, ou moins... selon votre aptitude à jouer.

Trois jours... c'était long pour un simple jeu... ils s'en rendaient bien compte, mais ils restaient figés dans leurs silence, Sakura ne quittait pas les yeux de Satoshi, comme si plus rien autour n'avait d'importance. Sasori, quand à lui, dévia vers Ishida, le visage crispé en signe de réelle surprise, ahuri de cette « révélation ».

-Sasori- : Qu'est-ce que cela signifie ? Trois jours ?
-Général- : Simple formalité mais veuillez ne pas me couper à l'avenir. Comme je l'ai déjà précisé, je vais tout expliquer.
Bien. Ou en étais-je ? Ah oui, évidement ! A tout bon jeu : un but à atteindre !

« Un seul et unique... un but à ces années de vie et de travail... le gage ultime de notre labeur... »

-Général- : Mourir...

Le mot se répercutait le long des quatre murs, effleurant les oreilles de chacun des prisonniers, glaçant leur sang qui ne fit qu'un tour et chevauchant leurs c½urs qui n'en battaient que plus fort. Mais tous ces c½urs qui luttaient aujourd'hui, tous ceci n'avaient-ils pas déjà un destin ? S'arrêter à jamais...et ainsi faire cesser l'existence de son propriétaire...
Un silence lourd, pesant.
Le souffle court, les prunelles vitreuses, l'esprit aveugle face à cette déclaration laissait sous-entendre un refus catégorique d'y croire. On pu d'ailleurs percevoir dans le fond, les rires étouffés de Kai, rires qui furent rapidement interrompu au vu des regards noirs que lui lançaient ses amis.

*C'était nerveux... il refusait tout simplement... [Ruki]*

Ils se tournaient, cherchaient une faille qui puisse leurs indiquer qu'il s'agissait véritablement d'une plaisanterie, une expression sur le visage du Général qui confirmerait cette hypothèses, un simple pli sur celui d'un soldat se retenant de rire aux éclats face à leur effarement. Ils auraient tant souhaité ce genre de moquerie, ridicule certes, mais en aucun cas mortelle.
Ils patientèrent quelques instants encore, mais plus ils attendaient, plus les chances d'être les cibles d'une « caméra cachée » s'amenuisaient. Les Gazetto s'échangèrent des regards emplit d'inquiétude, leurs rétines se rejoignirent sur la jambe tendue de leur guitariste ; Aoi avait été blessé et personne ne lui avait prodigué le moindre soin ni même une quelconque attention, ils conclurent donc bien vite qu'il n'y avait la dessous aucune mascarade et qu'ils allaient bel et bien participer à un jeu dangereux. La même constatation assombrie bientôt le clan des Dir en Grey et des jeunes guitaristes qui les accompagnaient.

-Ruki- : C'est impossible...
-Toshiya- : Un tel jeu ne peu exister...
-Général- : Et pourtant vous y croyaient. Et vous avaient d'ailleurs entièrement raison sur le fait que je ne suis pas ici pour plaisanter.

* Nous sommes restés silencieux... la présence de Sakura nous échappa très vite tant le spectacle auquel nous assistions nous réjouissait. Pourtant, Satoshi n'en avait pas suivis une seule partie, il gardait toute son attention pour sa chère filleule. Ils semblaient tout deux en transe sourde, ne prêtant attention à rien d'autre qu'à son vis-à-vis... [Nii]*

- Shou- : Je comprends pas là
-Général- : C'est pourtant simple : vous devez survivre.
-Mao- : Survivre? Pourquoi ?!
-Général- : Parce que le jeu est ainsi fait. Laissez-moi-vous expliquer. Depuis le début...

Il ressera la pression de sa main sur l'épaule du manager et enchaina sans peine.

-Général- : Vous savez jeunes gens, j'ai toujours détesté les personnes comme vous. Les hommes qui ne s'assument pas en tant que tel, qui préfèrent le maquillage aux muscles et la fantaisie à la virilité. Cela m'a toujours mis hors de moi et ce dès mon plus jeune age.
J'ai grandit. J'ai servi dans l'armée et j'en suis devenu le Général. Pourtant, mon aversion pour les gens comme vous, les petites tapettes qui ne méritent en aucun cas le titre d'hommes n'a jamais cesser.
-Aki- : Vous n'avez aucun droit...
-Soldat- : ASSIS !

Le basiste se rassie, haineux. Ses tempes battaient tant le sang affluait. Il n'était pas le seul à éprouver ce sentiment, beaucoup avaient contractés les poings et c'étaient mordu l'intérieur des joues sans pour autant oser l'avouer au grand jour. Le chef ne réagit aucunement à leur mouvement désapprobateur, plongé dans son récit comme un vieillard compterait son histoire à ses petits enfants.

-Général- : Et puis un jour, j'ai eu un fils. Un fils qui avait tout pour réussir, un fils que ma femme a élevé loin de votre univers de paillettes et d'excentricité, ce même fils dont j'étais si fier ! Ce fils a complètement changé le jour ou il vous a connu !

Ishida pointa un doigt potelé vers Kyo et le reste de son groupe. Ils étaient les plus âgés ici, ceux qui avaient commencé le plus tôt leur carrière, et donc, les plus connus à l'époque de son fils.

-Général- : Dir en Grey...N'est-ce pas ?... Après cela, il n'a plus jamais été le même, il avait choisi cette vie minable de filette ! Dès ce moment là, il n'était plus mon fils. Je l'ai mis dehors et je ne l'ai jamais revu : bon débarra !

Un rire nerveux, sadique... presque démentiel pour un père. Il avait bafoué son fils sous prétexte qu'il été devenu « différent » et aujourd'hui, il voulait leurs faire payer sa perte.

-Général- : Et puis un jour, j'ai connu Monsieur Sasori, soit dit en passant, le manager d'un groupe peu connu...par votre faute. Un pur hasard ? Certainement pas ! J'ai su ce jour là que le ciel m'envoyait une revanche !
-Saga- : De quelle revanche parlez-vous ?
-Maya- : Vous vous fichez de nous ?!

Un nouveau rire lui brûla la gorge. Ils étaient décidément si peu réfléchis...

-Général- : Notre revanche... sur vous.
Vous ne comprenais pas ? C'est regrettable... mais je ne vais pas vous laissez dans l'ignorance plus longtemps.
Voyez-vous, après notre rencontre, j'ai murement réfléchis à un moyen de vous punir de tant d'injustice et quand je l'ai trouvé, j'ai immédiatement contacté Monsieur Sasori ici présent. Vous vous en souvenez ?
-Sasori- : Je...euh oui, bien sur.
-Général- : Bien. Messieurs, je vous annonce officiellement que vous êtes victimes d'un effroyable complot dont je suis moi-même l'auteur et l'organisateur avec la complicité des membres de Girugamesh !

Sur ces mots, il lâcha la jeune Sakura qui ne bougea pas, le regard fixé dans celui de Satoshi, ainsi que son père qui l'écoutait désormais avec intêret. Ishida s'approcha davantage, jusqu'au bord de l'estrade ou il se pencha en souriant niaisement à Takeru, Masato, Yuji, Chiyu et Shin. Ces derniers reculèrent, conscients qu'il n'était plus du tout le moment de se poser des questions. Les pupilles s'agrandirent soudain autour d'eux, se perdant les unes dans les autres, plongeant sur les silhouettes souriantes de Nii, ShuU et Ryo, au premier rang. Une vague glacée parcourait la pièce, laissant percevoir les murmures inquiets.

- Tora- : De quel genre de complot s'agit-il ?

*Sa voix avait perdu toute trace de peur ou d'égarement. Recroqueviller sur sa chaise, il attendait patiemment les explications... Etait-ce là, le début de sa folie ? [Saga]*

-Général- : Je vous l'ai dit. Il faut simplement survivre.
-Yumehito- : Mais survivre à quoi ?!
-Général- : Aux autres...

Il claqua des doigts et les deux soldats qui avaient emmené Sakura réapparurent soudain, poussant une sorte de chariot roulant sur lequel on avait déposé un drap blanc maculé de petites trainés rouge. Le tissu avait pris la forme de ce qu'il recouvrait, ce qui alarma la jeune femme. Elle détourna les yeux pour les fixer sur la parade, rapidement imitée par son parrain et les prisonniers.

-Général- : Messieurs, mademoiselle... J'ai le regret de vous informé que certaines personnes de votre entourage ont réagit négativement à ma proposition : en d'autres thermes, ces gens ont catégoriquement refusé votre participation.

Un silence de mort.
Ishida s'approcha de la table montée sur roulette, en caressa les contours de la paume de sa main et effleura la couverture du bout des doigts.

-Général- : Dommage... Ils n'auraient pas dû...

Et dans un geste qui se voulait magistrale, il tira le drap.

*Des cris alarmés, désespérés... la dure réalité nous tombait dessus. Et ce n'était pas beau à voir... [Aiji]*

Sous la blancheur qui avait été retirée se dessinait le corps d'un homme meurtris, mutilé. Il été allongé sur la surface dure et métallique qui constituait le chariot, les yeux clos en signe de respect, quoique parler de respect à la vue du cadavre criblé de balle et encore chaud de sang paraissait déplacé.

-Général- : Vous l'avaient reconnu ? Nan ? Pourtant, il s'agit de l'un de vos managers...

Le mort était méconnaissable, ces hommes avaient du s'acharner comme des brutes sur ses restes.
Pourtant, une déchirure vint rompre les exclamations d'horreurs. Un hurlement strident, celui d'un homme, non loin des Dir en Grey, juste à leurs pieds...

-Général- : Ah... enfin !

*Tsurugi... [Aki]*

* Pardonne nous... [Kei]*

-Tsurugi- : NAN !

Il se traina sur le sol un moment, se rapprochant du corps qu'il désirait revoir vivre. Les membres de Sadie n'avaient pas reconnu leur propre manager, mais lui... Tsurugi... comment ne pas reconnaître son propre frère ?

-Général- : Une réaction ! Oui... C'est bien, approche... Tu l'as reconnu n'est-ce pas ? Oui... il s'agit bien de Raito !

Personne n'osait bouger autour de lui, seul le guitariste continuait son avancée, tentant vainement de se relever, pleurant à chaude larme. Mizuki était resté près de ses idoles, en état de choque, le même état s'était emparé d'Aki, comme si pour lui le temps s'était figé. Des perles salées inondaient les lentilles de contacte de Kei, faisant couler son maquillage dans une cascade noir qui dévalé ses joues. A l'approche de Tsurugi, Mao se jeta sur lui, le suppliant de ne pas avancer, mais celui-ci ne voulais rien entendre : son frère était mort et pour lui, la vie n'importait plus. Il s'arracha avec difficulté des bras protecteur de son chanteur.

-Mao- : Ne fait pas ça...
- Tsurugi- : Lâche-moi...
-Mao- : Tsurugi nan... Aidez-moi...
-Tsurugi- : LACHE-MOI !

Personne ne bougea.
Le guitariste repoussa son ainé avec une violence qu'il ne contrôlait plus, une force désespéré qui lui permis de se redresser et de monter sur l'estrade sous les regards attentifs de l'ordre militaire. Il se pencha sur le cadavre et se laissa finalement tomber dessus, le corps secoué de sanglots. Ses doigts qui habituellement frôlaient les cordes avec tant de délicatesse et de précision se perdaient ce soir sur la dépouille de Raito, s'accrochant aux lambots de ses vêtements, se teintant de liqueur rouge à mesure qu'ils entraient en contact avec le sang.

*Tsurugi... pardonne nous... nous n'avons pas pu... [Mao]*

Ishida s'approcha finalement du frère du défunt en prenant appuie sur la tablette de métal.

-Général- : Comme c'est dommage... il avait un grand c½ur, trop grand peu être... Il n'a jamais voulu que son petit frère participe au jeu... il ne voulait pas vous voir mourir et il en a payé le prix.
-Tsurugi- : ORDURE !

Le décoloré se rua littéralement sur le Général, saisissant sa gorge de ses mains tremblantes mais sure d'elles. Il la serra avec force, comprimant ses artères avec le but suprême de le voir mourir, de le tuer lui-même comme il avait supprimé Raito.
Deux soldats le tirèrent en arrière sans ménagement, lui ordonnant de lâcher prise, ce qu'il dû faire au vu de sa très faible corpulence. Ils le tinrent ainsi, lui mâchant les poignets de leurs points de brutes en lui passant un bras autour du cou pour le tenir immobile.

-Mao- : Tsurugi !
-Aki- : Nan Mao !

Le bassiste qui avait repris quelques couleurs le maintint fermement, lui intimant de ne surtout pas s'emmêler, ce qui fut pour lui-même très difficile.
Ishida se massa le cou quelques instants, reprenant peu à peu consistance. Il leva des yeux emplis d'un dégout sans nom vers son « agresseur » et son visage s'illumina soudain d'un rire vengeur, sadique, puissant.

-Général- : Une tapette doublé d'un anorexique... crois pouvoir me tuer ainsi n'est-ce pas ?
-Tsurugi- : LA FERME !

Le bras se serra davantage autour de son cou, comprimant ainsi le collier qui lui avait été attribué.
Le Général se retourna vers le pupitre, saisissant au passage une sorte de télécommande noir qui comportait un seul et unique bouton. Il joua avec l'objet, le faisant tourner entre ses doigts, l'observant sous tous les angles comme pour mieux le cerner, pour mieux se l'approprier. Il fit glisser son index sur le rebord du bouton bleu, l'effleurant, comme un enfant curieux à qui l'on a défendu de toucher sans permission, puis cessa son manège pour se reconcentrer sur le guitariste.

-Général- : C'est dommage... je pense que ton cas aurait été intéressant dans le jeu. Mais bon, il me faut un exemple et je ne peu laisser passer une tentative de meurtre sur ma personne, tu comprends ?

Un simple regard au soldat qui le retenait prisonnier et celui-ci libéra la gorge, laissant apparaître le collier au grand jour.

-Général- : Allons, ne t'inquiète pas, dit toi que tu n'auras pas à subir la trahison de tes amis. Et passe le bonjour à ton frère.

Sur ses éclats de rire, Ishida pointa la télécommande en direction du cou d'ivoire de son vis-à-vis et enfonça l'unique bouton. Un voyant rouge s'anima alors sur le collier, clignotant de façon continue dans un bruit de bipper. Le soldat lâcha immédiatement Tsurugi et se retira contre un mur, le laissant au centre de l'estrade, complètement paniqué. Le membre de Sadie se saisit de l'objet qui lui pressait la gorge, tentant désespérément de le retirer sans aucun succès, les larmes inondant de nouveau ses yeux et la sueur perlant de son front.

-Général- : Messieurs, ceci n'est pas un exercice, je vous conseille vivement de ne pas le laisser vous approcher, enfin... si vous tenaient à vos vie...
-Uruha- : Qu'est-ce que vous faites ?!
-Die- : Vous n'allez pas le...
-Mao- : TSURUGI ! NAN !

*Dès ce moment, nous avons su qu'il était fini... [Tora]*

L'émetteur bipait de plus en plus vite et le jeune guitariste savait ce qui l'attendait. Il se colla contre le mur, en face de ses amis qu'il ne pouvait pas approcher de peur de leur faire du mal, le chariot qui portait son frère sur la même trajectoire. Se doutant qu'il ne pouvait pas l'abimer davantage, il se rapprocha du cadavre et prix la main de Raito dans la sienne, comme il le faisait lorsqu'il était enfant et qu'il avait peur, son grand frère parvenait toujours à l'apaiser et le contact avec sa peau le rassura immédiatement.

-Tsurugi- : Merci Raito... je n'ai plus peur...

Il ferma les yeux, se concentrant sur la belle vie qu'avait était la sienne, sur des pensées positives, sur ses souvenirs, ses parents, son ainé toujours présent pour lui...
Le bipper atteignit rapidement une cadence folle.
La musique...sa précieuse guitare... son groupe... ses fans et par-dessus tout...

-Mao- : TSURUGI !!!

Ses yeux se rouvrirent sur son chanteur qu'il aperçut alors pour la dernière fois.
L'émetteur se tût un instant, son c½ur manqua un battement, et une cascade bordeaux s'extirpa de sa gorge béante.
Le collier était une machine explosive.
Il s'étala sur les restes du manager de Sadie, serrant toujours sa main moite dans la sienne et son esprit s'échappa de son enveloppe corporelle désormais mutilée.

*Et par-dessus tout... mes amis. [Tsurugi]*

-Mao- : NANNNN...

Aki le plaqua au sol, pleurant comme lui toute la peine qui le rongeait, se retenant de hurler à son tour. Kei les agrippa tout les deux dans ses bras et leur chagrin se rejoignirent en une seule et même plainte. Le second guitariste, Mizuki, était resté au pied de Kyo, le regard perdu, le c½ur se décrochant presque de sa poitrine tant il le faisait souffrir. Il ne pleurait pas, il n'y arrivait pas. Sa douleur était beaucoup trop forte pour qu'une seule larme ne puisse s'échapper de son corps. Il le fixait... lui... son ami... étendu sur ce qui avait était leurs manager hier encore et qui aujourd'hui n'était plus que chair et sang, il devinait le trou qui se dessinait à présent à la place de son cou dont les rebords se noyaient dans un liquide AB et il ne pleurait toujours pas.
Un silence lourd retomba dans la pièce, entrecouper par les sanglots de ceux qui avaient un jour connu Tsurugi et qui en cette heure, le regrettait amèrement.

*Tsurugi...Pardonne nous... nous n'avons pas pu... te sauver.... [Mizuki]*


*Ϯ***Ϯ***Ϯ*

Nouveau chapitre prêt depuis trois semaines aujourd'hui mais que je n'ai pas eu l'occasion de poster plus tôt (problème skyrock, volonté de m'avancer dans la suite, malade...^^ la totale)
Qu'est-ce que vous en penser?
Trop court peut-être? Ou bien ça ne va pas assez vite?
Dites-moi!
Alors, en ce qui concerne le premier mort, je m'excuse pour les fans de Sadie dont je fait moi-même partie, mais cela va durer pendant toute la durée du jeu alors il faudra vous y faire^^ Et puis, ce n'est qu'une fiction^^
J'ai voulu donner à cette scène un côté vraiment tragique, d'ou l'idée de Raito, le frère de Tsurugi, tout en dévoilant le sadisme d'Ishida, et bien entendu l'amour qui unis les membres de Sadie, j'espère avoir reussi ça^^
Un complot, les Girugamesh sont visiblement mélés au funeste sort qui les attends^^
Pour Sakura, il y a beaucoup d'interrogations mais patience... elle ne tardera pas à se dévoilée^^
Mais avez vous déjà une idée sur tout cela?
Et puis...
Qui est selon vous Le Survivant?

Nyappy Visual Kisu et merci à tous pour vos commentaires^^


Pix: Sadie
Akito

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 09:53

Modifié le samedi 12 décembre 2009 08:35

Battle Visual Royale

Battle Visual Royale
Ϯ Chapitre 5 Ϯ :

« Les Règles du Jeu »



Garçon #37 Tsurugi _Sadie_Dead
41 en course



Le son rauque des vitres qui tremblent ; un vent de glace les attendait au dehors, s'impatientant surement.
Sakura fixait les deux cadavres, ne semblant pas dégoutée le moins du monde, la mort ne l'effrayait visiblement pas. Une lueur d'inquiétude transperça cependant son regard à la minute même ou son cerveau capta ce qu'il venait de se passer.

-Général- : Allons messieurs, vous êtes des hommes ! Relevez-vous !
- Kaoru- : Vous... vous l'avais tué !
-Général- : Certes... au moins maintenant vous savez qu'il ne faut pas plaisanter avec nous.

Ses lèvres s'étirèrent de part et d'autre, laissant place à une fente armée de dents jaunies qu'il dirigea vers les membres haineux et désespérés de Sadie.

-Sasori- : Mon Dieu... il est mort !

Le manager s'était approché du fin corps du guitariste, comme pour s'assurer qu'il n'avait pas rêver, que celui-ci avait bien perdu la faculté de respirer.
Il palpa d'une main mal assurée la chevelure raide, filtrant de ses doigts le sang qui y avait giclé.

-Mao- (cri): Ne le touchez pas ! ... Nan...

Il abaissa sa main sur la nuque endurcie, la sueur inondant son front tant il avait peur. Il heurta l'alliage, hésita un moment et en contourna finalement le rebord sous le regard rieur d'Ishida... lentement... le plus lentement possible... retardant désespérément ce moment...

-Sakura- : Arrête !

Le père répondit au souhait de sa fille, écartant rapidement sa main, comme si il s'agissait là d'un cas contagieux. Le ton qu'elle avait prix l'inquiétait, comme il inquiétait Satoshi, désormais reconcentré sur sa filleule, guettant le moindre de ses gestes tant sa réaction l'avait surpris : il était si rare de voir cette fille en proie à la panique. Ses yeux c'étaient bloqués sur les deux frères qui paraissaient l'hypnotisée.

-Sakura- : Si c'est une confirmation que tu veux, je te la donne. J'étais à côté, j'ai vu aussi bien que toi que son collier avait... explosé...

*Nous le savions tous... nous aussi avions assisté à la destruction de ce maudit bijou... mais la peur à fait qu'aucun n'y a cru... Tsurugi était mort, nous avons simplement voulu oublier dans quels circonstances... elle nous rappelait à l'ordre... la scène est devenu violente... [Chiyu]*

La piqure de rappel leur fit un mal fou et pour cause ; leurs nuques étaient prisonnières du même engin meurtrier que celui qui avait déjà prix une vie. S'enchaina un mouvement de panique, plus ou moins contrôlé, qui visait au même but : se libérer.
Alors que Mao, Kei et Aki continuaient de déverser leur mal être sans se soucier de ce qui suivrait, les autres groupes tiraient, frappaient, mordaient les colliers des amis dans l'espoir de les leurs retirer pour qu'ils puissent ainsi faire de même. Sakura s'était littéralement jetée au cou de son parrain, l'étranglant presque tant son désir de le lui retirer était grand. Il n'en fut rien, et les tentatives cessèrent très vite d'amuser le Général.

-Général- : Sa suffit !

Il pointa la télécommande sur l'assemblée, faisant mine de viser au hasard, le pouce effleurant le bouton bleu.
Ce simple geste eu l'effet d'un somnifère ; tous s'immobilisèrent, fixant apeurés la petite machine, tentant tant bien que mal de dissimuler l'écran réactif des colliers.

-Général- : Voilà qui est bien mieux.

Sa main s'abaissa d'elle-même, satisfaite du conflit qu'elle avait provoquée.

-Général- : Comme vous l'avez brillamment compris, ces petits accessoires sont de véritable machine à tuer...
-Sasori- : Mais c'est impossible... Monsieur... Satoshi, Nii, Ryo, ShuU ! Pourquoi les avoir équipés ainsi ! Ils n'en ont nul besoin ! Ils risquent la mort en les portants !
-Général- : Ils sont sur le même pied d'égalité que les autres...
-Sasori- : Il ne devait pas en être ainsi ! Ils devaient les tuer !

Des exclamations choquées volèrent dans la foule.

*Ainsi donc nous avions découvert le plan... [Kai]*

*Tels étaient leurs intentions... les Girugämesh devaient nous tuer... un par un... [Teruki]*

Mizuki qui n'avait jusque là pas bougé, se redressa d'un bond et, le c½ur gros, emplis d'un sentiment de hargne se rua sur le plus proche des Giru ; Nii. Il le saisit à la taille, le faisant basculer sous son poids et le frappa d'un poing meurtrier, désirant au-delà de tout lui faire payer la mort de son ami. Ce dernier ne réalisa pas tout de suite ce qui lui arrivait, toujours concentré sur le fait qu'il était « sur le même pied d'égalité » que ces gens qu'ils étaient censés faire disparaître, comme le plan l'exigeait. Quand il sentit le liquide rouge s'écouler de son nez en long sillons, il distingua des silhouettes autour de lui, des ombres qui criaient, qui rappelaient le guitariste devenu fou, qui le tiraient en arrière, se heurtant à sa violence nouvelle. Il reconnu aisément les bras de Satoshi et ShuU qui le relevait et en face, leur petite Sakura qui tentait de retenir un Ryo rongé par la rage. Les deux guitaristes de Dir en Grey avaient saisit Mizuki avant qu'il ne puisse y avoir un conflit et Shinya le raisonnait.

-Shinya- : Calme-toi Mizuki ! Je t'en prix ressaisit toi !
-Mizuki- : Il l'a tué ! Il le mérite !
-Shinya- : Sa mort n'arrangera rien... ça ne ramènera jamais Tsurugi !
-Mizuki- : Tsurugi...
-Reita- : Réfléchis ! Tu dois te contrôler ! Tu te dois de le faire si tu ne veux pas toi-même perdre la vie !

*Tsurugi... pardonne moi... je n'ai pas pu... te sauver... [Mizuki]*

-Général- : Un peu de calme je vous prix, j'aimerais en finir !
-Sasori- : Mais qu'est-ce que vous attendez ! Tuez cet imbécile !
-Général- : Allons Sasori, je ne peu tuer tout le monde ! Sinon il n'y aurait pas de jeu, et cette jeune personne me semble tout à fait apte à participer, je pense qu'elle mettra un peu de... piquant...
-Sasori- : Du... piquant ? Monsieur, retirez leurs ces colliers et laissez les détruire ces vermines !
-Sakura- : Crétin...

Le manager se retourna, imité par tous les prisonniers, blessés ou non, pleurant ou non, animé de rage ou pas, tous fixèrent la jeune fille qui s'était rapproché des deux corps inertes sans que personne ne s'en aperçoive et tous se turent face à son expression démentielle.

-Sasori- : Je te demande pardon ?
-Sakura- : Tu n'es... qu'un crétin.

Elle contempla la scène, un rictus mauvais collé sur les lèvres. Ishida l'observait, fier de la tournure que prenait les choses.

*Elle avait tous compris... elle savait tous... sa capacité mentale l'avait conduite au seul véritable stratagème [Ryo]*

-Sakura- : Ils font partis... intégrante du jeu...
-Sasori- : Comment ? Je... je ne comprends pas... que veux-tu dire Sakura ?
-Sakura- : Je veux dire que ton « sois disant plan pour piéger vos ennemis » a échouer. Tu as était prix à ton propre piège... papa...
-Sasori- : C'est impossible ! Général ? Monsieur ! Ce n'est pas vrai ! Vous n'avez pas pu...

Ishida lui adressa le sourire le plus remarquable, empreint de puissance et de satisfaction qu'il n'ai jamais reçu de son existence et les mots vinrent se perdre au fond de sa gorge. Il tomba à genoux sous les yeux de ses 4 protégés, déboussolé et meurtris de l'intérieur. ShuU s'accroupis au côté de Nii, craignant de n'être saisit de vertige si il restait plus longtemps debout alors que Ryo s'enfonçait à son tour dans le mutisme. Satoshi, seul à l'avant, contemplait le désastre qui s'offrait à ses yeux, a quelques trois mètres de Sakura, impuissant.

-Sakura- : Vois, tu n'es vraiment qu'un crétin... tu les as mené tout droit à leurs pertes !

Le père se réfugia dans un chant de larmes, se lamentant d'avoir était l'objet d'une affreuse machination, qu'il n'avait jamais voulu cela, que ce n'était pas sa faute ; il voulait juste les aidé !

-Sasori- : Nan... je vous en prix...

Un claquement de doigts.
Deux hommes l'empoignèrent de part et d'autres, le relevant sans aucun mal et le menèrent près du cigle rouge et noir qui flottait toujours sur le pan de mur, juste derrière le chariot qui transportait les cadavres : B.V.R

-Général- : Remarquable... tout à fait remarquable. Etes-vous sure que cet homme est bien votre père ?

Elle jeta un bref coup d'½il vers les soldats chargé de Sasori, détournant la tête quand ses rétines croisèrent le corps pitoyable.

-Sakura- : J'en doute...
-Général- : Hmm... Brillante, tout à fait brillante.... Messieurs vous venez d'assister à un coup de théâtre !
Voyez vous, en arrivant ici, les Girugamesh n'avaient qu'une chose en tête : vous tuer. Et oui, votre popularité fait des envieux, et le voyage en Europe n'était qu'une machination ! Il était en effet prévu qu'en arrivant sur cette île, Nii, ShuU, Ryo et Satoshi vous assassinent. Ainsi, ils auraient eu le champ libre et seraient sans aucun doute devenu un excellent groupe Visual. Ils avaient tout à y gagner et moi, je retrouvais ma fierté !
Cependant, comme la capacité de réflexion de ce cher Sasori n'est guère très élevée, j'ai pu échafauder un second plan dont il n'a jamais eu vent, un plan qui visait bien plus haut que le simple fait de supprimer les grands groupes du moment ; il me permettrait un véritable génocide ! Je rayais par la même occasion les étoiles montantes de la scène extravagante et je vengeais mon fils perdu.
J'ai ainsi crée un jeu, en parallèle avec notre accord dont mon pion principale se trouvait être le manager des Girugamesh, prétextant le « Grand Show Visual Kei » et vous aient tous menés sur le terrain : cette île.
- Tora- : Peut-on ...en connaître les règles ?


« Nous devions survivre... il n'avait de cesse de le répéter... puis ces mots... « Chacun pour sois »...« Survivre aux autres »...pourquoi cette tournure sadique ?...»


-Général- : Simple : vous devez vous entre tuer.
-Takeru- : Quoi ?!
-Général- : Jusqu'au dernier.
-Yuji- : Vous êtes malades ?!

Il ne répondit rien, les autres se turent tant l'absurdité de cette journée les lassaient et les effrayaient en même temps ; tant de malheurs en quelques heures, était ce vraiment possible ? Allaient-ils se réveiller finalement ? Ou vivraient ils ce cauchemar jusqu'au bout ?
Ishida se concentra sur le panneau noir et rouge, scrutant chaque courbe des lettres. Tous firent de même.

-Général- : Battle Visual Royale, c'est la loi qui consiste à vous entre tuer, pour qu'à la fin du jeu, il ne reste qu'un seul et unique survivant.

*Dieu comme le temps nous manquait pour comprendre... toutes ses informations se bousculaient... j'en avais la nausée [Maya]*

*Vomir... c'est ce qui me brulait la gorge... le gout âpre que laissaient ces mots dans mon c½ur, jusque dans mes tripes... [Ruki]*

*Au fond, Tsurugi est parti au bon moment... il n'aura pas eu à endurer ça... [Aki]*

Tous demeuraient silencieux, comprenant peu à peu l'ampleur que prendrait ce « voyage ».
Tora songeait, recroquevillé sur sa chaise, un doigt sur les lèvres, le teint si blanc qu'on aurait cru un malade. Son second, Hiroto était sortit de cette transe passagère dans laquelle l'avait plongé Satoshi alors que leur bassiste, Saga, jouait déjà de son intellect. Teruki tenait Miku dans le creux de ses bras pour que celui-ci y trouve un peu de réconfort avant le début de la partie...

-Général- : Je vois que j'ai réussit à capter votre attention... tant mieux, car j'estime avoir perdu suffisamment de temps ! A présent que vous connaissez le gros de l'histoire et la règle principale, je n'ai plus qu'à vous donner les instructions nécessaires au bon déroulement du jeu. Tout le monde m'entend ? Bien.
Premièrement, l'île Osamu !

Le cigle bicolore devant lequel il s'agitait avait laissé place à un plan : la carte détaillée d'une île.

-Général- : Messieurs, mademoiselle... c'est sur cette île que vous vous trouvez. Vous voyez ce gros point rouge sur la droite ? Il s'agit de ce bâtiment, ou plutôt de ce camp qui vous sera, dès votre sortie, strictement défendu d'approcher sous peine de sanction lourde... je n'insiste pas la dessus.

La carte s'anima alors, tournant dans un plan en trois dimensions, dévoilant ainsi les différent reliefs qu'elle abritait.

-Général- : Cette île à était entièrement désertifiée, vous n'y rencontrerez donc pas d'autre âme que les vôtres. En tout, ce terrain vous offre 12 kilomètres de circonférence, ce qui vous laisse un choix multiples de zone à occuper. En parlant de zones...

L'image s'immobilisa et revint à la première photographie satellite. Des lignes rouges traversèrent alors la carte en un quadrillage parfait.

-Général- : Voici les limites de ce que l'on appellera des « zones », elles sont délimitées par des lettres, de A à L ainsi que des chiffres, de 1 à 12. Ces zones sont ce qu'on pourrait appeler un « obstacle » à votre survie car, certaines d'entre elles seront à éviter.
-Die- : Pourquoi devrions-nous éviter ces... « zones » ?
-Général- : Oh, mais pour une raison très simple... l'alliage que vous vous obstinez à vouloir retirer est, comme l'a constaté ce cher Tsurugi un collier à émetteur explosif... Pas la peine de vous affolés, ni même de tenter quoi que ce soit, ces petits bijoux ne craignent pas les chocs, ni aucun élément, l'eau et le feu n'ont absolument aucun effet sur eux. Vous ne pouvez donc en aucun cas vous en débarrasser, ils vous suivront, durant toute la durée du jeu...
-Kenzo- : Quel rapport avec les zones ?
-Général- : Il se trouve que ces colliers explosent sur demande. Quand une zone est a évitée, nous envoyons à tous les colliers le signalement de cette zone et si vous en franchissaient le seuil, trois bip et vous êtes mort.
Satisfait ?

Le batteur eu un haut le c½ur, il semblait si simple de prendre des vies de la sorte, et dire qu'il allait devoir participer à cela.

-Général- : Ces petits joujoux nous sont ma fois très utiles, il nous renseignerons sur chacun de vos déplacements et nous donnerons aussi votre rythme et vos pulsations cardiaques. Autre détail, un soldat à été attribué à chacun d'entre vous, posté derrière des écrans de contrôles, il entendra toutes vos conversations grâce aux micros que nous avons incrustés dans les colliers et vous suivra durant toute la partie, enfin... jusqu'à la fin de votre vie.
Je serrais ainsi renseigné sur l'horaire, le lieu, la cause, et le responsable de chaque mort que je ne manquerai pas de vous communiquerez à horaires non fixe par le biais de vos collier. Ainsi donc, si vous souhaitez venger un de vos camarades disparu, il vous suffira simplement de retrouver la personne qui en est l'auteur et de la supprimer à son tour. C'est clair?
-Takeru- : C'est ignoble!
-Général-: C'est légitime...
-Nao-: Je ne veux pas mourir!
-Général- : Alors il faudra vous battre !

L'image demeura telle qu'elle mais la date, ainsi qu'un chronomètre à zéro, apparurent en gros au dessus.

-Général- : Deuxièmement, le temps.
Vous disposez de trois jours, pas plus ! Si au bout de ces trois jours, affichez sur ce mur, il y a plus d'un c½ur qui batte, alors tous les colliers recevront le signal de fin du jeu et exploseront en même temps. Ainsi, Battle Visual Royale, ne dénombrera aucun survivant...


« Nos c½urs s'emballent inévitablement...»


-Général- : Et enfin troisièmement, les armes.

Certaines oreilles se tendirent davantage, des yeux emplis de larmes se figèrent sur la porte qui s'était ouverte de nouveau. Les deux soldats non armés qui avait jusque là étaient les seuls à faire les va et vient entre la pièce et le reste du monde réapparurent, poussant deux gros chariot contenant chacun une vingtaine de sac en toile noire.
Le défilé s'immobilisa et le général s'en approcha.

-Général- : Comme vous l'aurez surement compris, ces sacs seront les votre. Ce sont, à l'opposé des « zones », des « favorables » à votre survie, enfin... tout dépend du hasard... Mais vous comprendraient bien assez tôt ! A l'intérieur, vous trouverez quelques vivre, et si vous avez la chance d'aller loin dans le jeu, d'autres seront à votre dispositions dans les quelques maisons évacuées. Ils comprennent aussi une carte chacun ainsi qu'un stylo et une boussole qui vous seront très utiles pour vous repérez. Une lampe torche est mise à votre disposition et bien entendu, le plus important... l'arme.
-Takeru- : Une... arme ?
-Général- : Tout à fait ! Elles peuvent être offensive, défensive, ou tout autres... mais je ne veux pas gâcher le plaisir que vous aurez de les découvrir !
Bien ! Vous avez de quoi faire ! Alors n'oubliez pas, vous devez vous battre sans aprioris!


« ...Nos âmes lentement suffoquent... »


-Kai- : Je ne veux pas me battre !
-Yuji - : Il n'en est pas question !
-Takuya- : Je ne tuerai pas mes amis !
-Yumehito- : Je refuse de participer à ce massacre !
-Saga- : Imbéciles ! On ne vous demande pas vos avis !
-Shou- : Saga ? Qu'est-ce qui te prend ? Ne me dit pas que tu vas accepter de... nous tuer ?
-Saga- : Bien sur que nan
-Shou- : Alors quoi ? Nous sommes tous condamnés ? Il n'y a aucune autre issu ?! C'est ça que tu veux dire ?!
-Satoshi- : C'est exactement ce qu'il veut dire...

Cette voix...


« ...Et finissent par mourir... »


-Shou- : Tout cela est de votre faute ! C'est toi qui nous as menés ici Satoshi ! Toi et ces trois enfoirés !
-Ryo- : C'est moi que tu traites d'enfoiré ?!
-Shou- : Peut-être que ouai !
- Hiroto- : Fait pas le con Shou !
-Ryo- : T'en fait pas, on s'occupera de toi au moment venu
-Shou- : Essaye un peu !
-Hiroto- : Shou !

*C'était inévitable... la franchise de Shou n'aura fait que retardé le départ... [Kai]*

Le jeune guitariste entraina son chanteur un peu plus loin, à l'abri des regards mauvais de Ryo, lui intimant l'ordre de se taire. Le batteur s'avança à hauteur de Satoshi, le questionnant des yeux, cherchant une faille à cet homme qui malgré tout semblait resté confiant. Il se rendit alors compte que les rétines de son chanteur avaient repris leur point d'ancrage, qu'un lien invisible les tenaient fixés à celle d'un autre être, un être fragilisé par ses propres réflexions et anéantit à la simple idée que la seule personne en qui elle pouvait avoir confiance lui échappe si facilement et ce à jamais.

*Sakura... pardonne moi de t'avoir infligé cela.... J'ai vu dans tes yeux l'horreur du monde... mais nous l'avions mérité... tu le savais... [Satoshi]*

-Général- : Bien ! A présent, vous savez tout ! Alors un bon conseil : battez vous ! De toutes vos forces et jusqu'à épuisement ! Jusqu'à votre dernier soupir battez-vous ! N'hésitez jamais, jamais à frapper ! Car ici, c'est chacun pour sois ! Il n'y a de place, ni pour la pitié...ni pour l'amitié... ni pour l'amour ...

*C'était la dernière fois que nous nous retrouvions tous réunis... [Takeru]*

*Quel sentiment étrange de savoir que son bourreau ou sa victime se trouvent dans la même pièce que vous [Intetsu]*

*Tuer ou être tué ? En ce qui me concerne, le choix a été vite fait ... [Saga]*

-Général- : Et bien Messieurs, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne chance, et que le meilleur gagne !
-Sakura- : Attendez !

L'homme coupa net à son monologue et lui fit face, lui autorisant la parole.

-Sakura- : Le Survivant... que deviendra le Survivant ?
-Général- : Oh bien sur ! Et bien l'heureux gagnant se verra reconduit chez lui, sans aucune poursuite judiciaire évidemment et pourra se réintégré à la société.
-Sakura- : Comme si rien ne s'était passé ?
-Général- : Exactement.
-Sakura- : Et... il n'entendra plus jamais parler de vous, ni de ce jeu, ni de cette île ?
-Général- : Jamais plus.

*Elle me regardait et moi je n'ai pas compris... elle me fixait tout en posant ces questions et moi je n'ai rien vu... l'idée germait en elle à chacune des réponses qu'il lui offrait et moi je n'ai pas su remarquer la lueur qui inondait ses yeux ... Ce n'est qu'à ce moment précis que j'ai réalisé...[Satoshi]*

-Satoshi- (dans un souffle) : Nan...
-Sakura- : Je veux participer

*...L'horreur dont j'étais moi-même responsable... [Satoshi]*

-Satoshi- (cri) : Nan !
-Général- : En voilà une drôle d'idée ?
-Ryo- : Qu'est-ce que sa veux dire ?
-Général- : Et bien je crois qu'elle a été suffisamment claire !
-Ryo- : Nan ! Mais enfin Sakura qu'est-ce que tu fais ?!

L'interpellée ne répondit pas mais osa l'affronter du regard ; la profondeur de ses yeux, à laquelle le batteur était pourtant habituer le saisit douloureusement.
Elle... l'enfant fraiche et douce, vivant dans l'insouciance de ses jeunes années, c'était il y a quelques temps... une éternité, maintenant qu'il y pensait ... il la revoyait souriante, aimante... il entendait ce rire si lointain qui un jour, avait été le sien... Ou était-elle ? Qu'était il advenu de ce petit ange qu'ils avaient vu grandir ? Cette petite fille qu'ils chérissaient tous comme une s½ur malgré le fait qu'elle ai toujours était la plus proche de Satoshi... Pourquoi subitement avait-elle changer ?
Vivre avec eux... c'est ce qu'elle avait toujours affirmé vouloir... Girugamesh était sa famille... plus que ne l'avais jamais été Sasori... Elle avait prix leurs habitudes, elle s'était endurcie avec eux...
Aujourd'hui elle combattait comme une guerrière pour lui tenir tête et il lisait à travers ses prunelles combien cela lui était difficile... elle tenait bon... elle se le devait... elle était forte... il le savait.
Il savait aussi qu'il n'en tirerait rien ; elle était têtue, comme son parrain et n'abaisserait le regard que lorsque lui, le ferait.

-Ryo- : Elle ne peut pas participer !
-Général- : Ah ? Et qui l'a décrété ?
-Satoshi- : Sakura je t'en supplie, ne fait pas ça...
-Sakura- : C'est trop tard, ma décision est prise.

Il tremblait... Tout ses membres étaient secoués, et parurent se glacer sous les doigts de Ryo quant celui-ci encercla ses poignets

*Comment peut-on choisir de mourir quand on peu vivre sans risquer sa peau ? [Uruha]*

*C'était un acte courageux... mais suicidaire [Die]*

-Aoi (A) - : C'est... une femme.
-Général- : Qu'est-ce que ça change ? Vous êtes des travestis.
-Satoshi- : Ne l'autorisait pas ! Nous avons mérité ce qu'il nous arrive mais elle n'y est pour rien !
-Ryo- : C'est vrai !
-Général- : Elle veut participer...
-Satoshi- : Nan...
-Général- : Et elle participera !
-Satoshi- (cri) : Nan !

Elle se courba face à Ishida, l'homme qui venait de condamné sa jeune vie, et son visage s'emplit de satisfaction et de reconnaissance. Son parrain ne tenait plus, il se détacha de la poigne qu'exerçait Ryo autour de ses poignets pour se jeter à son cou et la serra dans ses bras de toutes ses forces, les traits tirés par la crainte de la savoir en danger. Elle lui rendit son étreinte, le laissant murmurer sa désapprobation au creux de son oreille, oscillant dangereusement sous la brutalité protectrice qu'il lui offrait: elle faisait désormais partie du jeu.

* Sur le coup, j'avoue ne pas avoir compris... les mots se sont répercutés longuement dans mon cerveau... et quand j'en ai saisit le sens... j'ai tout de suite rejoint Ryo [ShuU]*

* J'étais silencieusement anéantis... [Nii]*

*
Pourquoi ? Je n'ai pas pu l'empêcher... je n'ai même pas pu l'approcher... je suis resté là, à les regarder comme un gosse et j'ai entendu... j'ai entendu mon c½ur s'effriter... [Ryo]*

-Général- : Et bien décidément Sasori, votre fille est pleine de ressource !
-Sasori- : Comment... pouvez-vous ... nan...pas ma fille...Sakura...
-Général- : Messieurs, j'ai le plaisir de vous annoncer que, ce cher Tsurugi ayant cédé sa place, il sera remplacé par Sakura ; vous débuterez donc l'aventure comme il été prévu qu'elle débute : à 42 !


« Ainsi nous scellions notre vie...mais... qu'aurait-elle fait si elle avait su ?... »


-Général- : Maintenant que nous avons tout nos candidats, je vous propose sans plus attendre de commencer la partie : à l'appel de votre nom, vous vous avancerez vers ces deux chariots, je vous attribuerez un numéro chacun et citerait le groupe auquel vous appartenez, suite à cela, vous récupèrerez un sac et sortirez de ce bâtiment sans faire d'histoire. Dès que le premier candidat mettra le nez dehors, le chronomètre démarrera et signera le début de Battle Visual Royale. Des questions ?
-Teruki- : Oui, j'en ai une.
-Général- : J'écoute.
-Teruki- : Que deviendrons nos cadavres ?


« Cette expression... immonde... un charognard n'aurait pas fait pire... »

-Général- : Oh, ça ? Ils seront récupérés, ne vous en fait pas...
Bien ! Voilà ma liste !

Miku pleurait désormais, la remarque de Teruki avait rendu la tragédie plus terrible encore, et les larmes coulaient à flots le long de ses joues. Sa tête nichée dans le cou de son batteur, il l'agrippait, comme pour l'empêcher de fuir alors que son bassiste frottait de ses paumes, ses bras gelés. Les membres de SuG, conscient qu'ils leur faudraient bientôt se séparés, se collèrent les uns aux autres en s'envoyant des murmures réconfortants pour se calmer.
Ils étaient tous réunis ce jour là, c'était la dernière fois, pour chacun, les derniers moments qu'ils pouvaient savourer ensemble, les derniers instants de leur vie en communauté, les dernières secondes d'amitié pure... et d'amour...

*Personne ne le voulait... mais on ne nous a pas demandé notre avis... [Takehito]*

-Général- : Garçon#1 Aiji, membre du groupe LM.C au poste de guitariste.

L'appelé enserra une dernière fois le cou de son ami, Maya l'implorant de se cacher quelque part jusqu'à ce qu'il soit lui-même invité à sortir. Il marcha longuement, observa encore ces visages qu'il connaissait si bien et passa, non sans arrière pensés, près de Ryo et ShuU, puis des corps agités de Satoshi et Sakura avant de finir sur ce qu'on se plaisait à appelé l'échafaud...


« Il a fermé les poings sur le sac qu'on lui tendait et a passé la porte sous les regards de tous les prisonniers... cet démarche propre à Aiji... que certains d'entre nous ne devaient jamais plus revoir... ses pas dans le couloir de la mort... franchirent bientôt la limite entre la fiction et le monde réel... et marquèrent les premières secondes de Battle Visual Royale. »







Pix: LM.C

Akito

# Posté le samedi 12 décembre 2009 08:26

Modifié le samedi 12 décembre 2009 08:37

♪___ Get Gun___ ♪

♪___ Get Gun___ ♪
Pix: An Cafe^^


Me revoilà ! Oui, je sais, malgré ma promesse de poster plus souvent, j'ai été encore plus longue que d'habitude, je m'en excuse mais je tiens aussi à m'expliquer :
-Premièrement, j'ai mon brevet blanc qui approche et vu que je n'ai aucune envi de le louper XD...
-Deuxièmement, j'avoue que je suis un peu en panne d'inspiration en ce qui concerne Burial Applicant mais ne vous en faite pas, je n'abandonne rien [tenasse !]
-Troisièmement, j'en profite pour prendre de l'avance sur mes deux prochaines fictions et par la même occasion, pour écrire quelques One Shoot.
Donc voilà, je m'excuse encore pour cette si grande abscence.
Que diriez-vous d'un petit cadeau pour me faire pardonner ? [enfin cadeau, façon de parler XD] ♠

Je vous présente mon premier One Shoot [tout de suite les grands mots] en espérant qu'il vous plaira.

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Titre : Get Gun
Genre : One Shoot
Auteur: Akito
Type : Drame
Personnages : Antic Cafe [et oui, pas toujours les mêmes]
Disclamer : Pas à moi [dommage...]
Remarque : Je tiens à préciser que je suis une grande fan d'an cafe, ce One Shoot est purement fictif et je ne souhaite évidemment pas que ça se produise réellement [ :s]


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« Une heure sonne à l'horloge de Tokyo... »


La nuit est tombée sur la ville et sa banlieu . Une nuit froide de l'hiver interminable, une nuit sans lune...
Le vent glacé assombris les rues lumineuses, habituellement bondée à cette période de l'année. La capitale semble dormir d'un profond sommeil dont elle n'émergera qu'aux aurores.
A l'abri dans le confort et la sécurité de leur foyer, les habitants ont été visités par ce cher Morphée et les Antic café n'y ont pas échappés.


« Une heure résonne à l'horloge de Tokyo... »


A quelques kilomètres de là, se dresse une vieille usine abandonnée et désaffectée depuis près de dix ans. Ce lieu malsain sert de reperd à des bandes de jeunes souhaitant s'isoler pour pratiquer quelques activités douteuses ou encore à des couples en quête de tranquillité. Mais ce soir, aucun de tout cela n'est présent ; ce soir, il n'y à ni gangs, ni ivrognes, ni amoureux transit.


Chut ! Ecoutez...
Vous-avez bien dit personne, n'est-ce pas?
Dans ce cas, qu'est-ce dont que ce bruit ?
Qui est à l'origine de ces lamentations à peine audible ?
Qui agonise à l'intérieur ?


« Une heure est passé à l'horloge de Tokyo »


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Les rafales se font de plus en plus violentes et viennent se briser contre les taules du toit : ce tumulte fait, quelques mètres plus bas, ouvrir les yeux à la jeune victime.
Sa silhouette se dessine peu à peu dans l'ombre des grands murs : mi-homme, mi-femme, un androgyne de petite taille, vu de loin on aurait pu croire un enfant, se tenant assis assez inconfortablement sur le sol sal et humide.
L'être s'éveille lentement, trop lentement pour être en pleine santé. Sa tête le fait atrocement souffrir, son cerveau même est en ébullition, son corps est agité de violentes secousses. Ses longs cheveux blonds se sont teintés de reflet rouge, son sang les plaques à l'arrière de son crane tandis que sa frange s'imbibe du même liquide malsain. Goutte à goutte, il coule de son front brulant jusqu'au creux de son cou en traçant de longs sillages pourpre sur ses joues.
D'un geste maladroit, l'androgyne tente de tirer sur son bras mais sans succès ; il réalise alors qu'il est ligoté au pilonne sur lequel il est adossé.
Ses réactions se font tardives, de toute évidence il est encore sonné mais il prend tout de même conscience d'une chose: il est prisonnier.
D'un regard voilé par la fatigue et l'incompréhension, il observe la pièce ; lieu de son supplice.

Mais ou est-il ? Que fait-il ici ? Comment même y est-il arrivé ?

- Arg...ma...ma tête...

Que se passe-t-il ? Pourquoi donc est-il attaché ? Mais...mais d'où viens tout ce sang ?

La réponse ne tarde pas à lui venir quand il est de nouveau prix de maux de tête abominables à en avoir la nausée, bien entendu, il s'agit de son propre sang.
Trop de questions se bousculent dans son cerveau déjà affaiblis mais malgré son état et la douleur cuisante qu'il éprouve, sa conscience demeure infaillible : en plus d'être prisonnier, il est mourant !
Ce fait provoque en lui l'effet d'un second réveil, une gifle mémorable et terriblement violente, une sorte de bombe à retardement qui aurait enfin explosé.

- Nan...nan !

Sa situation est critique, il le sait désormais. Plusieurs fois, il ferme les yeux, le plus fort possible, comme le font les enfants pour sortir de leurs cauchemars dans l'espoir de se retrouver confortablement installé dans son lit, mais il n'en est rien : en les rouvrant, il redécouvre sans cesse la même pièce immense, la pièce qui va le voir mourir si il ne reçoit pas rapidement des soins.
Il doit faire quelques chose, n'importe quoi mais il doit agir vite !
Rapidement, il se rend compte qu'il n'a pas 36 solutions. C'est son seul espoir et il n'a pas l'intention de le laisser s'échapper !
Avec une voix qu'il ne se connaissait pas, il ose formuler un appel au secours, puis d'autres, ses murmures se transforme vite en cris déchirants : il ne peu se résoudre à crever si facilement !

- Nan, pas ici !... Pas comme sa !... Nan !...

En vain, le blond tente de se débarrasser des cordes qui rongent son poignet mais plus il force, plus ses liens s'enfoncent profondément dans sa chair jusqu'au sang ; il laisse rapidement tomber l'idée de s'enfuir de cette façon, c'est peine perdu.
Malgré cette défaite, il n'abandonne pas la partie, il est bien décidé à s'en sortir ! Il va chercher au plus profond de lui tout le souffle nécessaire pour hurler, encore et encore, à s'en irriter la gorge, à s'en vider les poumons. Il appelle, du plus profond de son être, il implore une aide, il supplie... mais son tapage n'a aucun effet, il est trop isolé du monde et quand bien même il serait en pleine ville, la tempête au dehors ne laisserait filtrer aucun son.
Finalement, la lueur d'espoir qui l'avait animé s'estompe et la douleur revient plus forte, plus intense que jamais.
Un nouveau sentiment l'envahis, un sentiment qu'il ne connait pas, lui qui est habituellement si optimiste, un sentiment qu'il n'a jamais compris chez les autres mais qui aujourd'hui est bien présent : le désespoir. Il à peur, il à mal et il n'a aucun moyen de s'en sortir.

A quoi bon continué à ce débattre ? Il est déjà condamné.

Ses hurlement s'estompes aussi rapidement qu'ils lui étaient venu faisant place à de longue plaintes tout aussi horribles à entendre. Il ferme de nouveau les yeux, la vision de sa mort si proche lui est insupportable.
Une vague de nostalgie surgit de son c½ur agonisant : il revoit alors tout ces bons moments passé. Ses parents et sa s½ur qu'il à quitter à sa majorité pour réaliser son rêve, ses amis avec qui il y est parvenu, son groupe qu'il à crée lui-même, ses airs qu'il a composé avec l'aide de son bassiste et de son batteur, ses paroles que la voix de son chanteur interprété si bien, ces live auquel ils s'éclataient tellement tout les 4, puis cette terrible décision qu'il s'était vu prendre, la séparation déchirantes avec son propre groupe et son public adoré, les pleurs de Miku, Teruki et Kanon au derniers live, ceux de ses chers cafekkos et les siens... Le seul point à peu près positif dans toute cette histoire, c'est que le groupe dans lequel il avait mis tout son c½ur n'était pas tombé en poussière. Nan, Antic Cafe était toujours Antic Cafe, et, comme il le leur avait conseillé, ses amis avait accueillit deux nouveaux membres avec lesquels ils continuent de s'amuser sur scène et continuerons bien après sa propre mort.
Non, il ne regrettait pas sa décision, mais il s'en voulait désormais de ne pas en avoir plus profité.
Maintenant c'est trop tard, l'occasion ne se représentera plus, jamais il ne pourra s'expliquer sur les raisons de son départ précipité, jamais il ne reverra sa famille, jamais il ne pourra dire au revoir à ses trois meilleurs amis...
Depuis son départ, il n'avait plus versé aucune larmes mais aujourd'hui, c'est tellement différent... Des gouttes salées viennent se mêler aux sillons de sang et vont se perdre sous son chemisier.

Qui s'inquiètera de son absence prolongé, lui qui a pris l'habitude de rester dans l'ombre ? Quand retrouvera-on son cadavre ? Comment vont réagir les gens qu'il aime face à sa disparition ? Seront-il aussi anéanti qu'il ne l'est en se moment ?

Il est en pleine réflexion quand il se rend compte que l'air c'est soudainement refroidit, l'obligeant à taire ses pensées et ses souvenirs passé pour ce concentré sur une toute autre question, primordiale maintenant qu'il y pense mais qui ne lui avait jusque là même pas effleuré l'esprit : qui lui avait fait sa ?
C'est vrai, il n'était pas arrivé ici tout seul, il n'avait pas pu lui-même s'infliger un tel coup à la tête et encore moins s'attacher à ce foutu pilonne !

Mais qui pouvait bien lui en vouloir à ce point ?! Et pourquoi dont ?! Qu'avait-il fait de mal, lui qui s'était fait oublier depuis près de deux ans ?

Il essaye, du peu de force qui lui reste de se souvenir de cette maudite soirée, des quelques heures qui ont précédé sont arrivé ici mais rien ne lui revient, tout est flou, la seule chose dont il est sur c'est de son arrivé chez lui, vers 23h10 après avoir diné chez sa s½ur, puis, plus rien, le néant... La logique veut que se soit ce moment que son agresseur a choisi pour lui infliger ce coup qui l'a assommé et qu'il l'a ensuite trainé vers cet endroit sombre, sal et froid.

Dans ce cas, ou se trouve t-il ? L'a-t-il abandonné ici, seul ? Alors, jamais il ne saura qui lui à fait sa ? Jamais il ne saura pourquoi on l'a condamné ? Jamais il ne verra le visage de son bourreau ?

De nouvelle larmes viennent se joindre aux autres même si le sang à arrêté de couler depuis déjà un moment. Il est tout simplement anéantit, il n'en peu juste plus...
Dans un dernier élan de désespoir, il pousse une longue plainte : une plaine d'agonie, de douleur, mais aussi d'incompréhension et de peine. Sa fin est toute proche mais son c½ur refuse de lâcher prise, il tiendra jusqu'au bout, coute que coute !
La tempête au dehors lance sur l'usine des éclairs éblouissant, l'androgyne s'autorise alors à ouvrir les yeux ; il à toujours aimé regarder l'orage alors pourquoi s'en priver, c'est peu être la dernière chose qu'il verra...
Mais, alors qu'il lève ses yeux noyés de larmes pour observer ce spectacle, il lui semble apercevoir quelque chose bouger à sa gauche, cependant, le peu de lumière l'empêche de savoir ce que c'est. Ces pupilles se dilattent, s'habituant peu à peu à la pénombre mais malheureusement pas assez encore pour distinguer clairement. C'est alors qu'un nouvel éclair vient transpercer ses yeux, lui offrant, l'espace d'un instant toute la lumière dont il a besoin : une silhouette humaine est tapis dans l'ombre. A présent, il en perçoit les contours : de taille moyenne et plutôt mince, portant les cheveux longs, rien de plus précis...

Qui est donc cette personne ? Est-elle venue l'aider ou au contraire l'achever ?

La question ne se pose plus car l'ombre sait que l'androgyne l'a vu, sa couverture est à présent fichu, il n'a plus d'autres choix que de s'approcher, lentement...
L'espoir que le pauvre petit blond avait vu naitre une fraction de seconde plus tôt se brise au son dur et froid de la voix du nouveau venu.

- Alors Bou, tu es bien installé ?

L'ex guitariste d'An Cafe se force à lever les yeux vers son bourreau, le son de sa voix lui a transpercé le c½ur, a dévorer le soupçon de bonheur qui lui resté en pensant à son ancien groupe car à présent il sait que celui-ci ne pourra pas fonctionner, même après sa disparition. Il veut simplement que ce ne soit qu'un cauchemar, un horrible malentendu. Il est saisi d'effroi, son corps fragile se remet à trembler d'une violence inouïe. Il a reconnu cette voix qu'il avait lui-même encouragé...

- Nan...pas toi...

L'ombre se rapproche encore d'avantage, de façon à ce placer bien en face de sa victime. Celui-ci ne bouge pas, horrifier de ce qu'il a découvert, il ne peu pas y croire, nan, il ne veut pas y croire : c'est insensé !

-...Ta...Takuya...

Un rai de lumière aveuglant traverse alors l'usine entière dévoilant ainsi à Bou, le corps blanc de l'homme qui l'avait assomé et ligoté puis qui avait attendu, le laissant agoniser, le nouveau guitariste d'An Cafe :
Takuya



********

- Nan, pas toi...c'est...c'est impossible... souffle le blond effaré.

En effet, ce n'est juste pas possible, ce n'est même pas envisageable ! Enfin, c'est de ce garçon timide et réservé que l'on parle ! Celui là même qui craint une caméra autant que la peste !

Tout se mélange dans la tête de Bou, il n'y comprend vraiment plus rien, tout son être inspire une profonde confusion et ce nouveau choque émotionnel n'arrange en rien son état désolant.
A plusieurs reprises, il tente d'ouvrir la bouche, ne serais-ce que pour se persuader qu'il est encore capable d'émettre un son mais ses cordes vocales ne semblent pas décidées à lui obéir. Ces larmes se suspendent à ses cils, n'osant plus couler. Son visage se crispe dans une expression désolée.
Il reste ainsi un moment, ne pouvant rien faire d'autre, scrutant chaque détail de ce visage qu'il voyait désormais sous tous les angles ; les traits fin de Takuya l'auraient surement ensorcelé si les circonstances n'étaient pas ce qu'elles sont, si ce beau brun n'essayait pas de le tuer...Son c½ur manqua un battement à l'évocation même de cette pensée et il déglutit.
Ce spectacle, aussi désolant soit il, arrache un sourire satisfait au plus jeune, découvrant ainsi la nacre de ses dents.

- Alors, tu ne me salues pas ?

Un frisson traverse le corps de l'androgyne, les lèvres toujours paralysé par la confusion et l'effroi. Les mots de Takuya se heurtent à son silence.

- Tu n'as donc jamais appris la politesse ?... Réponds !

Une main glacée vient violement s'abattre sur la joue rougie par le sang séché de Bou, lui fesant détourner la tête et fendant son crane en deux ; la douleur est trop intense, il ne résistera pas longtemps à ces maux terribles...
Il retrouve cependant la faculté de fermer les yeux et son front se plisse sous le poids de la souffrance, surmontant le mutisme, il parvient même à gémir.

La fin est proche...

Une liqueur rouge s'écoule lentement le long des sillons déjà tracés et dérive sur ses vêtements ; sa plaie est de nouveau ouverte, noyant ses yeux clos dans une mer bordeaux.
Le nouveau guitariste se penche en avant, constatant qu'il lui fallait agir vite si il ne voulait pas qu'il lui fille entre les doigts, qu'il meure avant d'avoir payé... Il s'accroupit devant lui, le regardant tel un gamin qui contemple sa première ½uvre, et tendant sa main, il capture le menton de son prisonnier entre son pouce et son index pour tourner son visage vers lui, arrachant à sa victime une énième plainte...

- Tsss...c'est...pitoyable...

Cette phrase, ce rictus détestable dans sa voix, cette air de profond dégout... Bou ouvre les yeux, ne pouvant en supporter davantage. Les prunelles brunes de Takuya réfléchissent son image... Pitoyable, il l'est, et c'est encore un piètre mot face à ce corps mutilé.

- Puisque tu ne me semble pas très instruit en matière de politesse, je me voie dans l'obligation de t'en apprendre les bases...

Les bases ?

Le cerveau du blond a de plus en plus de mal à suivre, les informations lui parvenant au ralenti mais il s'efforce d'écouter avec attention chaque mots prononcé par son cadet. Il le voit poser son regard sur ses jambes repliées, un sourire démentiel éclairant soudain son visage. Dieu comme cette lueur diabolique s'accorde mal avec ses traits d'ange.

- Pour commencer... Bou...il faut respecter le lieu... nous devons nous déchausser...

Le jeune homme saisit son pied droit et retire ses bottes noires, de même pour son pied gauche. Son manège terminé, il détourne les yeux vers son ainé.

- Tu as compris... Bou... allez, à toi maintenant...

Ahuris, celui-ci en arrive même à se demander si son remplaçant n'est pas allez faire la tournée de quelques bars dans la soirée, il se ressaisit cependant : ce n'est pas le moment de remettre en question sa sobriété !
Pourtant, il ne l'avait jamais vu dans cet état, à vrai dire, il le connaissait à peine... A ce qu'on lui avait dit, Takuya était un guitariste très doué qui se montrait digne de l'image du groupe, plutôt effacé, il se faisait discret et sérieux, se cachant derrière sa timidité.

Mais ou donc est ce masque aujourd'hui ? Qu'est-il advenu de ce garçon si mignon ? Le jour angélique, la nuit démoniaque ?

Il est tiré de sa rêverie par...les pieds ? Le brun s'attèle à lui retirer ses chaussures, se débattent avec les lacets tant il est pressé de les lui hotter.

- Qu'est-ce que... ? Commence le blond sans comprendre.

Mais la douleur qu'il ressent ne serais-ce qu'en ouvrant la bouche le fait immédiatement taire. De son côté, son adversaire parviens enfin à défaire les n½uds et arrache les baskets avec hargne, sans se préoccupé des gémissements de sa pauvre victime. Malheureusement pour Bou, il ne s'arrête pas là...

- Tu es plus à l'aise n'est-ce pas ? Profites en bien, sa ne vas pas durer...

Il se remet immédiatement à l'ouvrage, laissant l'ancien guitariste perplexe. Celui-ci ressent rapidement une fraicheur au bout de ses orteils et se rend compte qu'il est pied nu à l'instant même ou Takuya jette un peu plus loin ses chaussettes.

- Mais...qu'est-ce que...nan...

Malgré l'ardeur de son mal, il ne peu s'empêcher de s'exprimer, tant pis si il souffre, tant pis si son sang coule plus vite qu'il ne devrait, au moins, il mourra en essayant de se défendre, en essayant de comprendre...
La nausée le prend quand il voit étinceler un objet dans la main de son remplaçant, un objet fin, tranchant, un couteau : pire, un poignard.
Takuya se détend à la simple vu de son arme, le fait de la tenir serrée entre ses doigts lui donne un sentiment de puissance démesurée. Il s'extasie un long moment sur la lame, la faisant tourner dans sa main avec habileté, piquant de son extrémité sa paume froide, passant son index blanc sur les bords affutés à souhait.
Un sourire sadique étire ses lèvres alors qu'il s'arrache à cette contemplation morbide, préfèrent plonger ses prunelles dans celle d'un Bou pétrifié d'horreur.

-Tu as peur... Bou... ?

De sa main sure, il approche la lame du pied dénudé, passant sa langue sur ses lèvres avec envie.

- Nan...nan...NANNNNN !

Son cerveau lui paru exploser, le poignard avait pénétrer sa chair et avait tracé des lignes au creux de son pied. Il ne peu pas bouger, sa souffrance est beaucoup trop poignante, son corps est comme paralysé par la douleur. Son seul moyen d'extériorisé passe par la voix. Ses cris résonnent en échos dans la vieille usine, provoquant de nouveau les rires rauques du jeune brun. Des larmes naissent au coin de ses yeux, entrainant dans leur chute une cascade de maquillage. Désormais il sait... Oui il sait que Takuya restera encrer en lui...
Le poignard se retire.
Son agresseur s'assoit alors face à lui, le laissant reprendre ses esprits, regardant à tour de rôle son arme sanglante et le pied mutilé.
A bout de souffle, respirant difficilement, les hurlements de l'ex leader meurent lentement.

- Alors...sa te plait... Bou ?

Celui-ci ne répond pas, reprenant peu à peu sa respiration. Ses forces le quittent avec une lenteur lassante, il aimerait mourir maintenant, ne plus souffrir un tel martyr mais il sait que son agonie durera encore quelques temps, peut être même quelques heures si Takuya ne l'achève pas...

- Sa fait tellement longtemps... que j'attends se moment...

La main moite de l'androgyne part à la dérive, ses doigts fins touchent désormais le sol sal mais cela n'a plus d'importance, rien n'a plus d'importance. Son esprit vagabonde dans son passé, comme libéré de chaines oppressantes, la douleur elle-même s'estompe tant son c½ur retrouve la pureté...

Le noir.
Ses yeux sont clos.
Sa main s'est refermée.
Le froid et le tranchant.
Son cerveau y voit la dernière chance de survivre...

Mais comment procéder ? Comment occuper son cadet suffisamment longtemps pour gagner ce temps précieux ?

- Pourquoi... pourquoi Takuya... ?

L'intéressé le fixa un moment, grave. Pour la première fois depuis le début de la nuit, il affiche une mine grise.

- Tu te fou de moi ?! Lâche-t-il avec un soupçon de colère.
- Nan...je...je veux juste...comprendre...

Pour toutes réponses, le brun se rapproche dangereusement, le poignard en main. Par reflexe, le blond ferme les yeux, s'attendant à recevoir un coup : il n'en fut rien.

- Ouvre les yeux ... idiot...

Il s'exécute avec cependant un mouvement de recul face à la proximité de l'arme avec ses pupilles.

- Regarde pourquoi... Regarde !

Mais il ne voit rien...rien que son visage méconnaissable reflété par la lame.

- ...je ne vois...

Il s'interrompt soudain, surpris de ne pas l'avoir deviné plus tôt.

- Moi ?...Tu...tu es...tu es jaloux ?... de moi. ?...

Le regard de son cadet se dérobe sous le sien, Takuya fuit cette vérité mais elle est bien présente dans son c½ur ; il envie Bou.

- Mais...pourquoi ?... qu'est-ce que j'ai de...plus ?...
-Toi rien ! Rétorque t il agacé, tu n'as rien de plus que les autres ! Rien de plus que moi ... et pourtant...

Sa voix se brise sur la fin, l'empêchant de continuer. Une larme perle sur son visage et va mourir sur son cou d'ivoire.

-Tu as toujours été...le « chouchou »...

Il essuie ses yeux d'un revers de main, effaçant ainsi cet instant de faiblesse. Un rictus dégouté se forme sur ses lèvres.

- Pour les fans... pour les membres... tu es toujours présent... Moi, je ne suis que...le nouveau...le « remplaçant » du célèbre Bou...

Il n'en faut pas plus à l'ex guitariste pour déceler le vrai problème. Une vague de reproche lui inonde le corps, une pointe de colère aussi.

Ainsi donc c'était par jalousie qu'il lui avait fait sa ?! Juste par jalousie ? Alors qu'il n'y avait pas lieu d'être !

- Je ne fais plus partit d'An Cafe Takuya !
- Ne me parle pas comme sa !! Tu n'es pas en position de force !! T'ENTEND !

Sa main revint calquer ses doigts sur la joue de la pauvre victime, alors que la sienne ripe sur son poignet, laissant échapper une effusion de sang. Le brun se redresse vivement, pointant sur le blond un doigt accusateur et ses yeux piqués de rouge.

- TU NE FAIS PLUS PARTIT DE NOTRE VIE !
- Sa fait...deux ans...que je ne fait plus partit...de la vie... d'antic cafe...
- ARRETE IMMEDIATEMENT, CE PETIT JEU NE MARCHE PAS AVEC MOI !
- Mais...quel jeu...
- TU SAIS PARFAITEMENT CE QUE JE VEUX DIRE ! TU LE SAIS ET SA TE FAIT PLAISIR, SA TE PLAIT DE TE SAVOIR IRREMPLASABLE !... HEIN BOU ?!
- Je...je comprends pas...

Le nouveau ferme les yeux, se calmant aussi rapidement qu'il s'était énervé...

- Je vais t'aider à comprendre... Bou... Le jour même ou j'ai su que tu quittais An Cafe et que Miku, Kanon et Teruki cherchaient un nouveau guitariste, je me suis précipité sur l'occasion et par bonheur, j'ai été choisi! Dès l'or, j'ai travaillé très dur pour atteindre le niveau que j'ai aujourd'hui, en bossant tous les jours, parfois même les nuits ! Je me suis donné à fond dans ce que je faisais, j'ai tout abandonné et tu sais pourquoi ?! Parce que j'aime Antic Cafe ! Parce que je vis pour Antic Cafe ! Parce que c'est mon rêve ! Et tu sais ce qui m'en empêche aujourd'hui ?

Face à l'expression d'incompréhension totale de Bou, il se penche vers lui et articule en détachant chaque lettre :

- T-O-I
- M...moi ? Mais...je ne...
- Chttttttt... Tais toi... je ne veux rien entendre ... qui émane de toi... tu me dégoutes... Bou...

La corde se détend peu à peu...

- Désolé d'insisté... mais il me semble... que j'ai le droit de savoir... pourquoi je vais mourir...

Takuya le fixe longuement, le dévisageant presque de son air mauvais, puis se radoucis soudain. Lunatique, sans aucun doute, il ferme les yeux, se concentrant. Puis, de la main libre qui ne tient pas le couteau, il se saisit la gorge. Bou se surprend à afficher une mine inquiète face à ce spectacle mais se ressaisit rapidement en voyant la main de son « remplaçant » descendre son cou pâle pour accrocher un bijou dans ses longs doigts. Le plus jeune en ressort une chaine banale d'où pend une petite croix... Sentant le contact du pendentif, il rouvre les yeux et se tourne vers sa victime abasourdie.

- Pourquoi tu as fait sa ? Si tu n'avais pas insisté, rien de tout cela ne serait arrivé..., reprend t il songeur.
- Je t'en prix... je n'y comprends rien...
- C'est pourtant simple, ton petit complot pour réintégrer le groupe m'est parvenu aux oreilles...
- Quoi ?
- Arrête ! Je sais très bien que tu as prévu de revenir et ce malgré ma présence !
- Mais c'est...n'importe quoi... qui t'as dit une chose pareil ?...
- Je n'ai besoin de personnes pour comprendre quand ceux que j'aime me mentent... c'est le cas de Miku, Kanon et Teruki...
- Mentir... eux ? Quel rapport ... avec moi...
- Ca fait deux mois qu'ils sont devenu fuyant, deux mois qu'ils ne me regardent plus en face, deux mois qu'on répète sans enthousiasme... deux mois précisément que tu es réapparu dans notre vie...

Deux mois... déjà...
Deux mois que le blond est entré dans la salle de répétition ou jouaient son ancien groupe. En deux ans, il ne l'avait jamais fait, il ne s'était plus montré physiquement à ses amis, préfèrent les texto, les appels et la webcam, et il se rend désormais compte que son retour amicale lui coutera la vie.

- Tu dois faire une...une simple erreur... tente t il désespérément.
- Une erreur tu dis ?
- Oui... c'est...c'est surement un malentendu... une coïncidence...
- Une coïncidence ?

L'androgyne se sent mal, terriblement mal. Il sait qu'il n'y est pour rien mais son bourreau ne l'entend pas de la sorte. Bien au contraire, il semble s'amuser de plus en plus en le voyant ainsi se débattre pour survivre, il n'attend que cela ; le voir l'implorer, le supplier...en vain.

- Ainsi donc, tu n'y es pour rien ?
- Bien sur... que nan...
- C'est horrible ce qu'on peu inventer...pour sauver sa peau...
- Je... n'en savais rien ! J'ignorais...qu'ils se comportaient ainsi !
- Bien sur ! Tu ignorais sans doute aussi que tu allais bientôt faire ton grand retour sur scène avec eux parce que bien entendu, tu n'es pas revenu pour cela... Bou ? !
- Pense... ce que tu veux... c'est peine perdu...
- Tu as au moins compris ça...

Le brun prend une bouffé d'oxygène, resserrant ses mains autour du collier...et du poignard.

- Dans ce cas... il n'y a plus aucune raison... que je te garde... en vie...
siffle t il entre ses dents.

Nan, pas sa. Il lui faut plus de temps, il est si près du but... Encore quelques minutes... il ne peu pas mourir...

- Nan... tu ne... tu ne peu pas faire sa...
- Ah oui ?... Je vais me gêner...
- Takuya,... c'est ...c'est insensé ! Ressaisi toi...

Pour toute réponse, son agresseur se mis à rire de plus belle tel un démon en proie à la folie meurtrière.

- Et pourquoi pas... Bou...
- Parce que... fit-il réfléchissant trop vite... parce que tu n'es pas un meurtrier... et que...tu tiens trop à Antic Cafe... pour me tuer...

Les éclats rauques se turent.

- Je ne vois pas en quoi cela pourrait m'en empêcher, reprit il sérieux.
- Si tu... si tu me tues...tu seras condamné... tu iras en prison... tu attendras dans les couloirs de la mort qu'on viennent te pendre...
- Ca me regarde...
-
Enfin !... réfléchis... si je meurs, crois tu sincèrement qu'ils te le pardonneront ?! Crois tu que le groupe résistera à cela ?... Je le vois d'ici... Bou, l'ex guitariste du célèbre groupe An cafe est mort de la main de son remplaçant...fin du groupe...
- Je ne suis pas ton REMPLACANT !
- Quelle importance... après cela... tu ne pourras plus jamais tenir une guitare...

La réaction de l'autre ne se fait pas attendre. Il n'y a rien pour lui, pas même le groupe qui compte plus que son instrument.Les deux hommes se fixent, leurs yeux se remplissent de larmes et pendant un instant, chacun pleure ce qu'il va perdre...
Plus que quelques malheureux millimètres à ronger...

- Tu n'en as pas envi Takuya... tu ne peu pas ôter la vie... sanglote la pauvre victime.
- Même si je n'en avais pas envi, j'y serais forcé... Bou...
- Nan... personne ne t'y oblige... laisse moi partir...
- Je ne peu pas... tu irais... tout balancer... et tu prendrais ma place...
- Nan... je te jure que nan... je t'en supplis...
- C'est trop tard...

Plus qu'un ou deux...
Bou tente de tirer sur ses liens, se recroquevillant tant qu'il le peu mais déjà, Takuya s'accroupis devant lui, couteau en main, près à frapper...

- Je ne te dirais pas que je suis désolé ou que ta mort m'attriste de quelques manières que ce soit... se serait mentir...

3.

- Nan...

2.

- Bon voyage... E-X guitariste
1.

- Adieu... Bou...


La lame brille dans ces yeux, faisant étinceler ses pupilles brunes d'une lueur démentielle mais déjà, il se retrouve projeté au sol ; un corps le maintient fermement malgré sa fragilité et la douleur grandissante de chacun de ses membres...

- Bou ?!... s'étrangle le plus jeune ahuris.
- Je... ne veux pas... mourir...

Tout en disant cela, il place le morceau de verre qui lui à servit à couper ses liens sous la gorge de Takuya. Celui-ci reste tétaniser sur place.

Comment avait il pu tromper sa vigilance ? Ainsi dont, tout ces effort avait été vain ? Son concurrent allait s'en sortir ? Nan...

- Je ne te laisserais pas... m'échapper...

Une ligne de liqueur rouge apparaît sur son cou si pur, au contact de sa pomme d'Adam avec le bout de verre, le sang coule en petit filet et va noyer la croix et sa chaine. Ce n'était pas ce que Bou voulait faire, nan, il ne voulait pas lui faire de mal, il ne voulait pas l'abimer... D'un geste brusque, il écarte son arme, laissant ainsi, sans s'en rendre vraiment compte le champ libre à son cadet. Celui –ci le repousse violement, provoquant ses gémissements de douleur et ravivant soudain une douleur fulgurante dans son pied mutilé : il s'infecte.
S'en suis des coups répétés et imprécis, chacun cherchant à atteindre l'autres, chacun se vidant peu à peu de son sang et de ses forces. Le poignard manque sa cible à plusieurs reprises mais n'abandonne pas, le morceau de verre, quand à lui, refuse de pénétrer sa chair. Takuya, en meilleur état prend rapidement le dessus. Plaquant Bou sur le sol, il s'étend sur son corps tremblant.

- Tu ne t'enfuiras pas... Bou...

La proximité de leurs corps fait monter une vague de chaleur dans les joues du dominé. Il aimerait rester ainsi, figer dans le temps, sous cette personne qui va lui prendre la vie...

- Nan... je ne m'enfuirais pas...

La lame du poignard reluit une dernière fois...

- Je te demande pardon...
- Mais qu'... ?

Un filet de sang s'échappe de ses lèvres, il s'abat sur le côté, alletant, secoué de spasmes.

- NAN !

Il se rue sur le corps frêle, retirant le morceau de verre du c½ur agonisant.

- NAN ! TAKUYA !

L'interpelé ouvre les yeux, faisant fièrement face à celui qui avait frappé le premier.

- B...Bou...

Bou se jette sur lui, le couvrant de ses larmes chaudes.

- Nan... je ne... je ne voulais pas...
- Ainsi... c'est...comme sa... que se termine...l'histoire...
- Nan, nan... c'est pas fini !
- Tu... tu vas vite... me rejoindre...

En disant ces mots, il lâche le poignard et se saisit de la main de son assassin, celui-ci la caresse doucement, lui faisant sentir toutes ses émotions qui lui dévoré le corps.
En les sentant, les lèvres du blessé s'étirent en un sourire, un sourire qui respire la joie de vivre, un de ses sourires angéliques qu'il faisait sur scène, pendant les lives, ou bien quand il répétait avec les autres. Un sourire angélique qui se lisait sur son visage parfait chaque fois que sa main frôlait les cordes de sa guitare, un sourire pour lequel Bou aurait commis l'irréparable... Un sourire qu'il offrait à ceux qu'il aimait... Un sourire qu'il lui offrait cette nuit...

- Tu as gagné... Bou...

Et sur ces mots tragiques, la lueur qui avait animé les yeux de Takuya durant ces 21 années s'éteignit.
Bou reste immobile, pleurant toutes les larmes de son corps sur celui de l'homme qu'il aimait. Car oui, malgré cette nuit épouvantable, cette nuit de souffrance causé par ce garçon, il ne peu s'empêcher de ressentir un profond mal-être, comme si ce débris de verre lui avait lui-même transpercé le c½ur.
La vérité est telle : il a tué son ennemi juré, et au-delà de tout cela, Takuya, celui pour qui il ressentait la plus belle des poésies : l'Amour.
Il se remémore son pied et l'empreinte que lui à laisser le défunt : Takuya, écrit en grosse lettre au creux de celui-ci, comme pour qu'il ne l'oubli jamais. Jamais il ne l'oublirais...
Lentement, il s'approche des lèvres sanglante du mort et les presses tout contre les siennes, avec toute la délicatesse du monde. Le baiser dure une éternité, la douleur s'efface au fur et à mesure qu'il se prolonge : il n'a plus mal.
Sa tête, anciennement lourde de remords, vient s'abattre sur le torse découvert de son amant et avant que ces yeux ne se ferme pour un dernier voyage, il s'adresse à lui comme dans un rêve.

- Tu as raison... j'arrive... Takuya...


« Une heure a assisté à la naissance d'un amour impossible et à l'auto destruction de deux être à Tokyo»


********

Fin de « Get Gun », un one shoot dans lequel j'ai mis tout mon c½ur et ma poésie [oui, il est vrai que ma définition du mot one shoot a un peu dérivé : posté en trois fois et un peu plus long que la moyenne, mais il faut bien innover x)]
J'ai était quelques peu sadique avec le pauvre Bou x) mais pas autant qu'il était prévu que je le soit [en gros, je ne tient pas à heurter la sensibilité des plus jeunes xD]
Je tiens à remercier tout ceux qui l'on suivit et qui m'ont donné leur avis, j'ai était très surprise de voir que sa plaisait autant, vous m'en voyait ravie.
J'espère que la fin ne vous déçoit pas trop, mais personnellement, je ne voyais pas d'autres façons d'achever cette histoire.
Par contre, encore un petit bémol, c'est bourré de fautes d'orthographes, ne m'en voulait pas trop [C'est vrai que quand on écrit Kanon au lieu de canon dans une dictée c'est un peu moyen, mais j'ai quand même eu un joli 16 !]
Encore merci à tous, n'hésiter surtout pas à me dire ce que vous en penser, après tout, c'est votre avis qui compte le plus.

Nyappy Visual Kisu***
Akito

# Posté le mercredi 22 avril 2009 06:07

Modifié le mercredi 30 septembre 2009 09:25

On me dit : "Va de l'avant", personellement, je trouve le Vide plus tentant...



On me dit:

"Laisse tomber..."
"Vous n'étiez pas compatibles..."
"Deux opposés..."
"A quoi bon t'accrocher?"
"Tu veux en parler?"
"Pleure pas pour lui..."
"T'en trouveras d'autres..."
"Te laisse pas aller..."
"On est là nous..."
"Laisse nous t'aider..."
"On t'aime..."
...

"Putain mais arrète tes connerires!"
"T'as trop changée!"
"C'est à cause de lui?!"
"J'veux plus en parler..."
"Tu me déçois"
"T'es plus la même"
"Arrète sa!"

...

STOP

...

Vous comprenez pas?

...

JE L'AIME

...

# Posté le samedi 21 novembre 2009 15:07

Modifié le dimanche 20 décembre 2009 13:57