Pix: An Cafe
^^♠ Me rev
oilà !
Oui, je sais, malgré ma pr
omesse de p
oster plus s
ouvent, j'ai été enc
ore plus l
ongue que d'habitude, je m'en excuse mais je tiens aussi à m'expliquer :
-Premièrement, j'ai m
on brevet blanc qui appr
oche et vu que je n'ai aucune envi de le l
ouper XD
... -Deuxièmement, j'av
oue que je suis un peu en panne d'inspiration en ce qui c
oncerne Burial Applicant mais ne v
ous en faite pas, je n'aband
onne rien
[tenasse !
] -Tr
oisièmement, j'en pr
ofite p
our prendre de l'avance sur mes deux pr
ochaines ficti
ons et par la même
occasion, p
our écrire quelques
One Sh
oot.
D
onc v
oilà, je m'excuse enc
ore p
our cette si grande abscence.
Que diriez-v
ous d'un petit cadeau p
our me faire pard
onner ?
[enfin cadeau, faç
on de parler XD
] ♠ Je vous présente mon premier One Shoot [tout de suite les grands mots] en espérant qu'il vous plaira.
*♪***♪***♪*
♪Titre : Get Gun
♪
Genre : One Shoot
♪
Auteur: Akito
♪
Type : Drame
♪
Personnages : Antic Cafe
[et oui, pas toujours les mêmes
]♪
Disclamer : Pas à moi
[dommage...
]♪
Remarque : Je tiens à préciser que je suis une grande fan d'an cafe, ce One Shoot est purement fictif et je ne souhaite évidemment pas que ça se produise réellement
[ :s
]*♪***♪***♪*
« Une heure sonne à l'horloge de Tokyo... »
La nuit est tombée sur la ville et sa banlieu . Une nuit froide de l'hiver interminable, une nuit sans lune...
Le vent glacé assombris les rues lumineuses, habituellement bondée à cette période de l'année. La capitale semble dormir d'un profond sommeil dont elle n'émergera qu'aux aurores.
A l'abri dans le confort et la sécurité de leur foyer, les habitants ont été visités par ce cher Morphée et les Antic café n'y ont pas échappés.
« Une heure résonne à l'horloge de Tokyo... »
A quelques kilomètres de là, se dresse une vieille usine abandonnée et désaffectée depuis près de dix ans. Ce lieu malsain sert de reperd à des bandes de jeunes souhaitant s'isoler pour pratiquer quelques activités douteuses ou encore à des couples en quête de tranquillité. Mais ce soir, aucun de tout cela n'est présent ; ce soir, il n'y à ni gangs, ni ivrognes, ni amoureux transit.
Chut ! Ecoutez...
Vous-avez bien dit personne, n'est-ce pas?
Dans ce cas, qu'est-ce dont que ce bruit ?
Qui est à l'origine de ces lamentations à peine audible ?
Qui agonise à l'intérieur ?
« Une heure est passé à l'horloge de Tokyo »
*♪***♪***♪*
Les rafales se font de plus en plus violentes et viennent se briser contre les taules du toit : ce tumulte fait, quelques mètres plus bas, ouvrir les yeux à la jeune victime.
Sa silhouette se dessine peu à peu dans l'ombre des grands murs : mi-homme, mi-femme, un androgyne de petite taille, vu de loin on aurait pu croire un enfant, se tenant assis assez inconfortablement sur le sol sal et humide.
L'être s'éveille lentement, trop lentement pour être en pleine santé. Sa tête le fait atrocement souffrir, son cerveau même est en ébullition, son corps est agité de violentes secousses. Ses longs cheveux blonds se sont teintés de reflet rouge, son sang les plaques à l'arrière de son crane tandis que sa frange s'imbibe du même liquide malsain. Goutte à goutte, il coule de son front brulant jusqu'au creux de son cou en traçant de longs sillages pourpre sur ses joues.
D'un geste maladroit, l'androgyne tente de tirer sur son bras mais sans succès ; il réalise alors qu'il est ligoté au pilonne sur lequel il est adossé.
Ses réactions se font tardives, de toute évidence il est encore sonné mais il prend tout de même conscience d'une chose: il est prisonnier.
D'un regard voilé par la fatigue et l'incompréhension, il observe la pièce ; lieu de son supplice.
Mais ou est-il ? Que fait-il ici ? Comment même y est-il arrivé ?
- Arg...ma...ma tête...
Que se passe-t-il ? Pourquoi donc est-il attaché ? Mais...mais d'où viens tout ce sang ?
La réponse ne tarde pas à lui venir quand il est de nouveau prix de maux de tête abominables à en avoir la nausée, bien entendu, il s'agit de son propre sang.
Trop de questions se bousculent dans son cerveau déjà affaiblis mais malgré son état et la douleur cuisante qu'il éprouve, sa conscience demeure infaillible : en plus d'être prisonnier, il est mourant !
Ce fait provoque en lui l'effet d'un second réveil, une gifle mémorable et terriblement violente, une sorte de bombe à retardement qui aurait enfin explosé.
- Nan...nan !
Sa situation est critique, il le sait désormais. Plusieurs fois, il ferme les yeux, le plus fort possible, comme le font les enfants pour sortir de leurs cauchemars dans l'espoir de se retrouver confortablement installé dans son lit, mais il n'en est rien : en les rouvrant, il redécouvre sans cesse la même pièce immense, la pièce qui va le voir mourir si il ne reçoit pas rapidement des soins.
Il doit faire quelques chose, n'importe quoi mais il doit agir vite !
Rapidement, il se rend compte qu'il n'a pas 36 solutions. C'est son seul espoir et il n'a pas l'intention de le laisser s'échapper !
Avec une voix qu'il ne se connaissait pas, il ose formuler un appel au secours, puis d'autres, ses murmures se transforme vite en cris déchirants : il ne peu se résoudre à crever si facilement !
- Nan, pas ici !... Pas comme sa !... Nan !...
En vain, le blond tente de se débarrasser des cordes qui rongent son poignet mais plus il force, plus ses liens s'enfoncent profondément dans sa chair jusqu'au sang ; il laisse rapidement tomber l'idée de s'enfuir de cette façon, c'est peine perdu.
Malgré cette défaite, il n'abandonne pas la partie, il est bien décidé à s'en sortir ! Il va chercher au plus profond de lui tout le souffle nécessaire pour hurler, encore et encore, à s'en irriter la gorge, à s'en vider les poumons. Il appelle, du plus profond de son être, il implore une aide, il supplie... mais son tapage n'a aucun effet, il est trop isolé du monde et quand bien même il serait en pleine ville, la tempête au dehors ne laisserait filtrer aucun son.
Finalement, la lueur d'espoir qui l'avait animé s'estompe et la douleur revient plus forte, plus intense que jamais.
Un nouveau sentiment l'envahis, un sentiment qu'il ne connait pas, lui qui est habituellement si optimiste, un sentiment qu'il n'a jamais compris chez les autres mais qui aujourd'hui est bien présent : le désespoir. Il à peur, il à mal et il n'a aucun moyen de s'en sortir.
A quoi bon continué à ce débattre ? Il est déjà condamné.
Ses hurlement s'estompes aussi rapidement qu'ils lui étaient venu faisant place à de longue plaintes tout aussi horribles à entendre. Il ferme de nouveau les yeux, la vision de sa mort si proche lui est insupportable.
Une vague de nostalgie surgit de son c½ur agonisant : il revoit alors tout ces bons moments passé. Ses parents et sa s½ur qu'il à quitter à sa majorité pour réaliser son rêve, ses amis avec qui il y est parvenu, son groupe qu'il à crée lui-même, ses airs qu'il a composé avec l'aide de son bassiste et de son batteur, ses paroles que la voix de son chanteur interprété si bien, ces live auquel ils s'éclataient tellement tout les 4, puis cette terrible décision qu'il s'était vu prendre, la séparation déchirantes avec son propre groupe et son public adoré, les pleurs de Miku, Teruki et Kanon au derniers live, ceux de ses chers cafekkos et les siens... Le seul point à peu près positif dans toute cette histoire, c'est que le groupe dans lequel il avait mis tout son c½ur n'était pas tombé en poussière. Nan, Antic Cafe était toujours Antic Cafe, et, comme il le leur avait conseillé, ses amis avait accueillit deux nouveaux membres avec lesquels ils continuent de s'amuser sur scène et continuerons bien après sa propre mort.
Non, il ne regrettait pas sa décision, mais il s'en voulait désormais de ne pas en avoir plus profité.
Maintenant c'est trop tard, l'occasion ne se représentera plus, jamais il ne pourra s'expliquer sur les raisons de son départ précipité, jamais il ne reverra sa famille, jamais il ne pourra dire au revoir à ses trois meilleurs amis...
Depuis son départ, il n'avait plus versé aucune larmes mais aujourd'hui, c'est tellement différent... Des gouttes salées viennent se mêler aux sillons de sang et vont se perdre sous son chemisier.
Qui s'inquiètera de son absence prolongé, lui qui a pris l'habitude de rester dans l'ombre ? Quand retrouvera-on son cadavre ? Comment vont réagir les gens qu'il aime face à sa disparition ? Seront-il aussi anéanti qu'il ne l'est en se moment ?
Il est en pleine réflexion quand il se rend compte que l'air c'est soudainement refroidit, l'obligeant à taire ses pensées et ses souvenirs passé pour ce concentré sur une toute autre question, primordiale maintenant qu'il y pense mais qui ne lui avait jusque là même pas effleuré l'esprit : qui lui avait fait sa ?
C'est vrai, il n'était pas arrivé ici tout seul, il n'avait pas pu lui-même s'infliger un tel coup à la tête et encore moins s'attacher à ce foutu pilonne !
Mais qui pouvait bien lui en vouloir à ce point ?! Et pourquoi dont ?! Qu'avait-il fait de mal, lui qui s'était fait oublier depuis près de deux ans ?
Il essaye, du peu de force qui lui reste de se souvenir de cette maudite soirée, des quelques heures qui ont précédé sont arrivé ici mais rien ne lui revient, tout est flou, la seule chose dont il est sur c'est de son arrivé chez lui, vers 23h10 après avoir diné chez sa s½ur, puis, plus rien, le néant... La logique veut que se soit ce moment que son agresseur a choisi pour lui infliger ce coup qui l'a assommé et qu'il l'a ensuite trainé vers cet endroit sombre, sal et froid.
Dans ce cas, ou se trouve t-il ? L'a-t-il abandonné ici, seul ? Alors, jamais il ne saura qui lui à fait sa ? Jamais il ne saura pourquoi on l'a condamné ? Jamais il ne verra le visage de son bourreau ?
De nouvelle larmes viennent se joindre aux autres même si le sang à arrêté de couler depuis déjà un moment. Il est tout simplement anéantit, il n'en peu juste plus...
Dans un dernier élan de désespoir, il pousse une longue plainte : une plaine d'agonie, de douleur, mais aussi d'incompréhension et de peine. Sa fin est toute proche mais son c½ur refuse de lâcher prise, il tiendra jusqu'au bout, coute que coute !
La tempête au dehors lance sur l'usine des éclairs éblouissant, l'androgyne s'autorise alors à ouvrir les yeux ; il à toujours aimé regarder l'orage alors pourquoi s'en priver, c'est peu être la dernière chose qu'il verra...
Mais, alors qu'il lève ses yeux noyés de larmes pour observer ce spectacle, il lui semble apercevoir quelque chose bouger à sa gauche, cependant, le peu de lumière l'empêche de savoir ce que c'est. Ces pupilles se dilattent, s'habituant peu à peu à la pénombre mais malheureusement pas assez encore pour distinguer clairement. C'est alors qu'un nouvel éclair vient transpercer ses yeux, lui offrant, l'espace d'un instant toute la lumière dont il a besoin : une silhouette humaine est tapis dans l'ombre. A présent, il en perçoit les contours : de taille moyenne et plutôt mince, portant les cheveux longs, rien de plus précis...
Qui est donc cette personne ? Est-elle venue l'aider ou au contraire l'achever ?
La question ne se pose plus car l'ombre sait que l'androgyne l'a vu, sa couverture est à présent fichu, il n'a plus d'autres choix que de s'approcher, lentement...
L'espoir que le pauvre petit blond avait vu naitre une fraction de seconde plus tôt se brise au son dur et froid de la voix du nouveau venu.
- Alors Bou, tu es bien installé ?
L'ex guitariste d'An Cafe se force à lever les yeux vers son bourreau, le son de sa voix lui a transpercé le c½ur, a dévorer le soupçon de bonheur qui lui resté en pensant à son ancien groupe car à présent il sait que celui-ci ne pourra pas fonctionner, même après sa disparition. Il veut simplement que ce ne soit qu'un cauchemar, un horrible malentendu. Il est saisi d'effroi, son corps fragile se remet à trembler d'une violence inouïe. Il a reconnu cette voix qu'il avait lui-même encouragé...
- Nan...pas toi...
L'ombre se rapproche encore d'avantage, de façon à ce placer bien en face de sa victime. Celui-ci ne bouge pas, horrifier de ce qu'il a découvert, il ne peu pas y croire, nan, il ne veut pas y croire : c'est insensé !
-...Ta...Takuya...
Un rai de lumière aveuglant traverse alors l'usine entière dévoilant ainsi à Bou, le corps blanc de l'homme qui l'avait assomé et ligoté puis qui avait attendu, le laissant agoniser, le nouveau guitariste d'An Cafe :
Takuya
*♪***♪***♪*
- Nan, pas toi...c'est...c'est impossible... souffle le blond effaré.
En effet, ce n'est juste pas possible, ce n'est même pas envisageable ! Enfin, c'est de ce garçon timide et réservé que l'on parle ! Celui là même qui craint une caméra autant que la peste !
Tout se mélange dans la tête de Bou, il n'y comprend vraiment plus rien, tout son être inspire une profonde confusion et ce nouveau choque émotionnel n'arrange en rien son état désolant.
A plusieurs reprises, il tente d'ouvrir la bouche, ne serais-ce que pour se persuader qu'il est encore capable d'émettre un son mais ses cordes vocales ne semblent pas décidées à lui obéir. Ces larmes se suspendent à ses cils, n'osant plus couler. Son visage se crispe dans une expression désolée.
Il reste ainsi un moment, ne pouvant rien faire d'autre, scrutant chaque détail de ce visage qu'il voyait désormais sous tous les angles ; les traits fin de Takuya l'auraient surement ensorcelé si les circonstances n'étaient pas ce qu'elles sont, si ce beau brun n'essayait pas de le tuer...Son c½ur manqua un battement à l'évocation même de cette pensée et il déglutit.
Ce spectacle, aussi désolant soit il, arrache un sourire satisfait au plus jeune, découvrant ainsi la nacre de ses dents.
- Alors, tu ne me salues pas ?
Un frisson traverse le corps de l'androgyne, les lèvres toujours paralysé par la confusion et l'effroi. Les mots de Takuya se heurtent à son silence.
- Tu n'as donc jamais appris la politesse ?... Réponds !
Une main glacée vient violement s'abattre sur la joue rougie par le sang séché de Bou, lui fesant détourner la tête et fendant son crane en deux ; la douleur est trop intense, il ne résistera pas longtemps à ces maux terribles...
Il retrouve cependant la faculté de fermer les yeux et son front se plisse sous le poids de la souffrance, surmontant le mutisme, il parvient même à gémir.
La fin est proche...
Une liqueur rouge s'écoule lentement le long des sillons déjà tracés et dérive sur ses vêtements ; sa plaie est de nouveau ouverte, noyant ses yeux clos dans une mer bordeaux.
Le nouveau guitariste se penche en avant, constatant qu'il lui fallait agir vite si il ne voulait pas qu'il lui fille entre les doigts, qu'il meure avant d'avoir payé... Il s'accroupit devant lui, le regardant tel un gamin qui contemple sa première ½uvre, et tendant sa main, il capture le menton de son prisonnier entre son pouce et son index pour tourner son visage vers lui, arrachant à sa victime une énième plainte...
- Tsss...c'est...pitoyable...
Cette phrase, ce rictus détestable dans sa voix, cette air de profond dégout... Bou ouvre les yeux, ne pouvant en supporter davantage. Les prunelles brunes de Takuya réfléchissent son image... Pitoyable, il l'est, et c'est encore un piètre mot face à ce corps mutilé.
- Puisque tu ne me semble pas très instruit en matière de politesse, je me voie dans l'obligation de t'en apprendre les bases...
Les bases ?
Le cerveau du blond a de plus en plus de mal à suivre, les informations lui parvenant au ralenti mais il s'efforce d'écouter avec attention chaque mots prononcé par son cadet. Il le voit poser son regard sur ses jambes repliées, un sourire démentiel éclairant soudain son visage. Dieu comme cette lueur diabolique s'accorde mal avec ses traits d'ange.
- Pour commencer... Bou...il faut respecter le lieu... nous devons nous déchausser...
Le jeune homme saisit son pied droit et retire ses bottes noires, de même pour son pied gauche. Son manège terminé, il détourne les yeux vers son ainé.
- Tu as compris... Bou... allez, à toi maintenant...
Ahuris, celui-ci en arrive même à se demander si son remplaçant n'est pas allez faire la tournée de quelques bars dans la soirée, il se ressaisit cependant : ce n'est pas le moment de remettre en question sa sobriété !
Pourtant, il ne l'avait jamais vu dans cet état, à vrai dire, il le connaissait à peine... A ce qu'on lui avait dit, Takuya était un guitariste très doué qui se montrait digne de l'image du groupe, plutôt effacé, il se faisait discret et sérieux, se cachant derrière sa timidité.
Mais ou donc est ce masque aujourd'hui ? Qu'est-il advenu de ce garçon si mignon ? Le jour angélique, la nuit démoniaque ?
Il est tiré de sa rêverie par...les pieds ? Le brun s'attèle à lui retirer ses chaussures, se débattent avec les lacets tant il est pressé de les lui hotter.
- Qu'est-ce que... ? Commence le blond sans comprendre.
Mais la douleur qu'il ressent ne serais-ce qu'en ouvrant la bouche le fait immédiatement taire. De son côté, son adversaire parviens enfin à défaire les n½uds et arrache les baskets avec hargne, sans se préoccupé des gémissements de sa pauvre victime. Malheureusement pour Bou, il ne s'arrête pas là...
- Tu es plus à l'aise n'est-ce pas ? Profites en bien, sa ne vas pas durer...
Il se remet immédiatement à l'ouvrage, laissant l'ancien guitariste perplexe. Celui-ci ressent rapidement une fraicheur au bout de ses orteils et se rend compte qu'il est pied nu à l'instant même ou Takuya jette un peu plus loin ses chaussettes.
- Mais...qu'est-ce que...nan...
Malgré l'ardeur de son mal, il ne peu s'empêcher de s'exprimer, tant pis si il souffre, tant pis si son sang coule plus vite qu'il ne devrait, au moins, il mourra en essayant de se défendre, en essayant de comprendre...
La nausée le prend quand il voit étinceler un objet dans la main de son remplaçant, un objet fin, tranchant, un couteau : pire, un poignard.
Takuya se détend à la simple vu de son arme, le fait de la tenir serrée entre ses doigts lui donne un sentiment de puissance démesurée. Il s'extasie un long moment sur la lame, la faisant tourner dans sa main avec habileté, piquant de son extrémité sa paume froide, passant son index blanc sur les bords affutés à souhait.
Un sourire sadique étire ses lèvres alors qu'il s'arrache à cette contemplation morbide, préfèrent plonger ses prunelles dans celle d'un Bou pétrifié d'horreur.
-Tu as peur... Bou... ?
De sa main sure, il approche la lame du pied dénudé, passant sa langue sur ses lèvres avec envie.
- Nan...nan...NANNNNN !
Son cerveau lui paru exploser, le poignard avait pénétrer sa chair et avait tracé des lignes au creux de son pied. Il ne peu pas bouger, sa souffrance est beaucoup trop poignante, son corps est comme paralysé par la douleur. Son seul moyen d'extériorisé passe par la voix. Ses cris résonnent en échos dans la vieille usine, provoquant de nouveau les rires rauques du jeune brun. Des larmes naissent au coin de ses yeux, entrainant dans leur chute une cascade de maquillage. Désormais il sait... Oui il sait que Takuya restera encrer en lui...
Le poignard se retire.
Son agresseur s'assoit alors face à lui, le laissant reprendre ses esprits, regardant à tour de rôle son arme sanglante et le pied mutilé.
A bout de souffle, respirant difficilement, les hurlements de l'ex leader meurent lentement.
- Alors...sa te plait... Bou ?
Celui-ci ne répond pas, reprenant peu à peu sa respiration. Ses forces le quittent avec une lenteur lassante, il aimerait mourir maintenant, ne plus souffrir un tel martyr mais il sait que son agonie durera encore quelques temps, peut être même quelques heures si Takuya ne l'achève pas...
- Sa fait tellement longtemps... que j'attends se moment...
La main moite de l'androgyne part à la dérive, ses doigts fins touchent désormais le sol sal mais cela n'a plus d'importance, rien n'a plus d'importance. Son esprit vagabonde dans son passé, comme libéré de chaines oppressantes, la douleur elle-même s'estompe tant son c½ur retrouve la pureté...
Le noir.
Ses yeux sont clos.
Sa main s'est refermée.
Le froid et le tranchant.
Son cerveau y voit la dernière chance de survivre...
Mais comment procéder ? Comment occuper son cadet suffisamment longtemps pour gagner ce temps précieux ?
- Pourquoi... pourquoi Takuya... ?
L'intéressé le fixa un moment, grave. Pour la première fois depuis le début de la nuit, il affiche une mine grise.
- Tu te fou de moi ?! Lâche-t-il avec un soupçon de colère.
- Nan...je...je veux juste...comprendre...
Pour toutes réponses, le brun se rapproche dangereusement, le poignard en main. Par reflexe, le blond ferme les yeux, s'attendant à recevoir un coup : il n'en fut rien.
- Ouvre les yeux ... idiot...
Il s'exécute avec cependant un mouvement de recul face à la proximité de l'arme avec ses pupilles.
- Regarde pourquoi... Regarde !
Mais il ne voit rien...rien que son visage méconnaissable reflété par la lame.
- ...je ne vois...
Il s'interrompt soudain, surpris de ne pas l'avoir deviné plus tôt.
- Moi ?...Tu...tu es...tu es jaloux ?... de moi. ?...
Le regard de son cadet se dérobe sous le sien, Takuya fuit cette vérité mais elle est bien présente dans son c½ur ; il envie Bou.
- Mais...pourquoi ?... qu'est-ce que j'ai de...plus ?...
-Toi rien ! Rétorque t il agacé, tu n'as rien de plus que les autres ! Rien de plus que moi ... et pourtant...
Sa voix se brise sur la fin, l'empêchant de continuer. Une larme perle sur son visage et va mourir sur son cou d'ivoire.
-Tu as toujours été...le « chouchou »...
Il essuie ses yeux d'un revers de main, effaçant ainsi cet instant de faiblesse. Un rictus dégouté se forme sur ses lèvres.
- Pour les fans... pour les membres... tu es toujours présent... Moi, je ne suis que...le nouveau...le « remplaçant » du célèbre Bou...
Il n'en faut pas plus à l'ex guitariste pour déceler le vrai problème. Une vague de reproche lui inonde le corps, une pointe de colère aussi.
Ainsi donc c'était par jalousie qu'il lui avait fait sa ?! Juste par jalousie ? Alors qu'il n'y avait pas lieu d'être !
- Je ne fais plus partit d'An Cafe Takuya !
- Ne me parle pas comme sa !! Tu n'es pas en position de force !! T'ENTEND !
Sa main revint calquer ses doigts sur la joue de la pauvre victime, alors que la sienne ripe sur son poignet, laissant échapper une effusion de sang. Le brun se redresse vivement, pointant sur le blond un doigt accusateur et ses yeux piqués de rouge.
- TU NE FAIS PLUS PARTIT DE NOTRE VIE !
- Sa fait...deux ans...que je ne fait plus partit...de la vie... d'antic cafe...
- ARRETE IMMEDIATEMENT, CE PETIT JEU NE MARCHE PAS AVEC MOI !
- Mais...quel jeu...
- TU SAIS PARFAITEMENT CE QUE JE VEUX DIRE ! TU LE SAIS ET SA TE FAIT PLAISIR, SA TE PLAIT DE TE SAVOIR IRREMPLASABLE !... HEIN BOU ?!
- Je...je comprends pas...
Le nouveau ferme les yeux, se calmant aussi rapidement qu'il s'était énervé...
- Je vais t'aider à comprendre... Bou... Le jour même ou j'ai su que tu quittais An Cafe et que Miku, Kanon et Teruki cherchaient un nouveau guitariste, je me suis précipité sur l'occasion et par bonheur, j'ai été choisi! Dès l'or, j'ai travaillé très dur pour atteindre le niveau que j'ai aujourd'hui, en bossant tous les jours, parfois même les nuits ! Je me suis donné à fond dans ce que je faisais, j'ai tout abandonné et tu sais pourquoi ?! Parce que j'aime Antic Cafe ! Parce que je vis pour Antic Cafe ! Parce que c'est mon rêve ! Et tu sais ce qui m'en empêche aujourd'hui ?
Face à l'expression d'incompréhension totale de Bou, il se penche vers lui et articule en détachant chaque lettre :
- T-O-I
- M...moi ? Mais...je ne...
- Chttttttt... Tais toi... je ne veux rien entendre ... qui émane de toi... tu me dégoutes... Bou...
La corde se détend peu à peu...
- Désolé d'insisté... mais il me semble... que j'ai le droit de savoir... pourquoi je vais mourir...
Takuya le fixe longuement, le dévisageant presque de son air mauvais, puis se radoucis soudain. Lunatique, sans aucun doute, il ferme les yeux, se concentrant. Puis, de la main libre qui ne tient pas le couteau, il se saisit la gorge. Bou se surprend à afficher une mine inquiète face à ce spectacle mais se ressaisit rapidement en voyant la main de son « remplaçant » descendre son cou pâle pour accrocher un bijou dans ses longs doigts. Le plus jeune en ressort une chaine banale d'où pend une petite croix... Sentant le contact du pendentif, il rouvre les yeux et se tourne vers sa victime abasourdie.
- Pourquoi tu as fait sa ? Si tu n'avais pas insisté, rien de tout cela ne serait arrivé..., reprend t il songeur.
- Je t'en prix... je n'y comprends rien...
- C'est pourtant simple, ton petit complot pour réintégrer le groupe m'est parvenu aux oreilles...
- Quoi ?
- Arrête ! Je sais très bien que tu as prévu de revenir et ce malgré ma présence !
- Mais c'est...n'importe quoi... qui t'as dit une chose pareil ?...
- Je n'ai besoin de personnes pour comprendre quand ceux que j'aime me mentent... c'est le cas de Miku, Kanon et Teruki...
- Mentir... eux ? Quel rapport ... avec moi...
- Ca fait deux mois qu'ils sont devenu fuyant, deux mois qu'ils ne me regardent plus en face, deux mois qu'on répète sans enthousiasme... deux mois précisément que tu es réapparu dans notre vie...
Deux mois... déjà...
Deux mois que le blond est entré dans la salle de répétition ou jouaient son ancien groupe. En deux ans, il ne l'avait jamais fait, il ne s'était plus montré physiquement à ses amis, préfèrent les texto, les appels et la webcam, et il se rend désormais compte que son retour amicale lui coutera la vie.
- Tu dois faire une...une simple erreur... tente t il désespérément.
- Une erreur tu dis ?
- Oui... c'est...c'est surement un malentendu... une coïncidence...
- Une coïncidence ?
L'androgyne se sent mal, terriblement mal. Il sait qu'il n'y est pour rien mais son bourreau ne l'entend pas de la sorte. Bien au contraire, il semble s'amuser de plus en plus en le voyant ainsi se débattre pour survivre, il n'attend que cela ; le voir l'implorer, le supplier...en vain.
- Ainsi donc, tu n'y es pour rien ?
- Bien sur... que nan...
- C'est horrible ce qu'on peu inventer...pour sauver sa peau...
- Je... n'en savais rien ! J'ignorais...qu'ils se comportaient ainsi !
- Bien sur ! Tu ignorais sans doute aussi que tu allais bientôt faire ton grand retour sur scène avec eux parce que bien entendu, tu n'es pas revenu pour cela... Bou ? !
- Pense... ce que tu veux... c'est peine perdu...
- Tu as au moins compris ça...
Le brun prend une bouffé d'oxygène, resserrant ses mains autour du collier...et du poignard.
- Dans ce cas... il n'y a plus aucune raison... que je te garde... en vie...
siffle t il entre ses dents.Nan, pas sa. Il lui faut plus de temps, il est si près du but... Encore quelques minutes... il ne peu pas mourir...
- Nan... tu ne... tu ne peu pas faire sa...
- Ah oui ?... Je vais me gêner...
- Takuya,... c'est ...c'est insensé ! Ressaisi toi...
Pour toute réponse, son agresseur se mis à rire de plus belle tel un démon en proie à la folie meurtrière.
- Et pourquoi pas... Bou...
- Parce que... fit-il réfléchissant trop vite... parce que tu n'es pas un meurtrier... et que...tu tiens trop à Antic Cafe... pour me tuer...
Les éclats rauques se turent.
- Je ne vois pas en quoi cela pourrait m'en empêcher, reprit il sérieux.
- Si tu... si tu me tues...tu seras condamné... tu iras en prison... tu attendras dans les couloirs de la mort qu'on viennent te pendre...
- Ca me regarde...
- Enfin !... réfléchis... si je meurs, crois tu sincèrement qu'ils te le pardonneront ?! Crois tu que le groupe résistera à cela ?... Je le vois d'ici... Bou, l'ex guitariste du célèbre groupe An cafe est mort de la main de son remplaçant...fin du groupe...
- Je ne suis pas ton REMPLACANT !
- Quelle importance... après cela... tu ne pourras plus jamais tenir une guitare...
La réaction de l'autre ne se fait pas attendre. Il n'y a rien pour lui, pas même le groupe qui compte plus que son instrument.Les deux hommes se fixent, leurs yeux se remplissent de larmes et pendant un instant, chacun pleure ce qu'il va perdre...
Plus que quelques malheureux millimètres à ronger...
- Tu n'en as pas envi Takuya... tu ne peu pas ôter la vie... sanglote la pauvre victime.
- Même si je n'en avais pas envi, j'y serais forcé... Bou...
- Nan... personne ne t'y oblige... laisse moi partir...
- Je ne peu pas... tu irais... tout balancer... et tu prendrais ma place...
- Nan... je te jure que nan... je t'en supplis...
- C'est trop tard...
Plus qu'un ou deux...
Bou tente de tirer sur ses liens, se recroquevillant tant qu'il le peu mais déjà, Takuya s'accroupis devant lui, couteau en main, près à frapper...
- Je ne te dirais pas que je suis désolé ou que ta mort m'attriste de quelques manières que ce soit... se serait mentir...
3.
- Nan...
2.
- Bon voyage... E-X guitariste
1.
- Adieu... Bou...
La lame brille dans ces yeux, faisant étinceler ses pupilles brunes d'une lueur démentielle mais déjà, il se retrouve projeté au sol ; un corps le maintient fermement malgré sa fragilité et la douleur grandissante de chacun de ses membres...
- Bou ?!... s'étrangle le plus jeune ahuris.
- Je... ne veux pas... mourir...
Tout en disant cela, il place le morceau de verre qui lui à servit à couper ses liens sous la gorge de Takuya. Celui-ci reste tétaniser sur place.
Comment avait il pu tromper sa vigilance ? Ainsi dont, tout ces effort avait été vain ? Son concurrent allait s'en sortir ? Nan...
- Je ne te laisserais pas... m'échapper...
Une ligne de liqueur rouge apparaît sur son cou si pur, au contact de sa pomme d'Adam avec le bout de verre, le sang coule en petit filet et va noyer la croix et sa chaine. Ce n'était pas ce que Bou voulait faire, nan, il ne voulait pas lui faire de mal, il ne voulait pas l'abimer... D'un geste brusque, il écarte son arme, laissant ainsi, sans s'en rendre vraiment compte le champ libre à son cadet. Celui –ci le repousse violement, provoquant ses gémissements de douleur et ravivant soudain une douleur fulgurante dans son pied mutilé : il s'infecte.
S'en suis des coups répétés et imprécis, chacun cherchant à atteindre l'autres, chacun se vidant peu à peu de son sang et de ses forces. Le poignard manque sa cible à plusieurs reprises mais n'abandonne pas, le morceau de verre, quand à lui, refuse de pénétrer sa chair. Takuya, en meilleur état prend rapidement le dessus. Plaquant Bou sur le sol, il s'étend sur son corps tremblant.
- Tu ne t'enfuiras pas... Bou...
La proximité de leurs corps fait monter une vague de chaleur dans les joues du dominé. Il aimerait rester ainsi, figer dans le temps, sous cette personne qui va lui prendre la vie...
- Nan... je ne m'enfuirais pas...
La lame du poignard reluit une dernière fois...
- Je te demande pardon...
- Mais qu'... ?
Un filet de sang s'échappe de ses lèvres, il s'abat sur le côté, alletant, secoué de spasmes.
- NAN !
Il se rue sur le corps frêle, retirant le morceau de verre du c½ur agonisant.
- NAN ! TAKUYA !
L'interpelé ouvre les yeux, faisant fièrement face à celui qui avait frappé le premier.
- B...Bou...
Bou se jette sur lui, le couvrant de ses larmes chaudes.
- Nan... je ne... je ne voulais pas...
- Ainsi... c'est...comme sa... que se termine...l'histoire...
- Nan, nan... c'est pas fini !
- Tu... tu vas vite... me rejoindre...
En disant ces mots, il lâche le poignard et se saisit de la main de son assassin, celui-ci la caresse doucement, lui faisant sentir toutes ses émotions qui lui dévoré le corps.
En les sentant, les lèvres du blessé s'étirent en un sourire, un sourire qui respire la joie de vivre, un de ses sourires angéliques qu'il faisait sur scène, pendant les lives, ou bien quand il répétait avec les autres. Un sourire angélique qui se lisait sur son visage parfait chaque fois que sa main frôlait les cordes de sa guitare, un sourire pour lequel Bou aurait commis l'irréparable... Un sourire qu'il offrait à ceux qu'il aimait... Un sourire qu'il lui offrait cette nuit...
- Tu as gagné... Bou...
Et sur ces mots tragiques, la lueur qui avait animé les yeux de Takuya durant ces 21 années s'éteignit.
Bou reste immobile, pleurant toutes les larmes de son corps sur celui de l'homme qu'il aimait. Car oui, malgré cette nuit épouvantable, cette nuit de souffrance causé par ce garçon, il ne peu s'empêcher de ressentir un profond mal-être, comme si ce débris de verre lui avait lui-même transpercé le c½ur.
La vérité est telle : il a tué son ennemi juré, et au-delà de tout cela, Takuya, celui pour qui il ressentait la plus belle des poésies : l'Amour.
Il se remémore son pied et l'empreinte que lui à laisser le défunt : Takuya, écrit en grosse lettre au creux de celui-ci, comme pour qu'il ne l'oubli jamais. Jamais il ne l'oublirais...
Lentement, il s'approche des lèvres sanglante du mort et les presses tout contre les siennes, avec toute la délicatesse du monde. Le baiser dure une éternité, la douleur s'efface au fur et à mesure qu'il se prolonge : il n'a plus mal.
Sa tête, anciennement lourde de remords, vient s'abattre sur le torse découvert de son amant et avant que ces yeux ne se ferme pour un dernier voyage, il s'adresse à lui comme dans un rêve.
- Tu as raison... j'arrive... Takuya...
« Une heure a assisté à la naissance d'un amour impossible et à l'auto destruction de deux être à Tokyo»
*♪***♪***♪*
Fin de
« Get Gun
», un
one sh
oot dans lequel j'ai mis t
out m
on c½ur et ma p
oésie
[oui, il est vrai que ma définition du m
ot
one sh
oot a un peu dérivé : p
osté en tr
ois f
ois et un peu plus l
ong que la m
oyenne, mais il faut bien inn
over x)
]J'ai était quelques peu sadique avec le pauvre B
ou x) mais pas autant qu'il était prévu que je le s
oit
[en gr
os, je ne tient pas à heurter la sensibilité des plus jeunes xD
] Je tiens à remercier t
out ceux qui l'
on suivit et qui m'
ont d
onné leur avis, j'ai était très surprise de v
oir que sa plaisait autant, v
ous m'en voyait ravie.
J'espère que la fin ne v
ous déç
oit pas tr
op, mais personnellement, je ne v
oyais pas d'autres faç
ons d'achever cette histoire.
Par c
ontre, enc
ore un petit bém
ol, c'est b
ourré de fautes d'
orth
ographes, ne m'en v
oulait pas tr
op
[C'est vrai que quand
on écrit Kan
on au lieu de can
on dans une dictée c'est un peu m
oyen, mais j'ai quand même eu un joli 16 !
]Enc
ore merci à t
ous, n'hésiter surt
out pas à me dire ce que v
ous en penser, après t
out, c'est v
otre avis qui compte le plus.
Nyappy Visual Kisu***
Akito